Une plaque de dorure signée Marius Michel

Amis Bibliophiles bonjour, Je vous présente ce soir une acquisition récente assez amusante. Au premier regard c’est une plaque de dorure de 160 x 110 mm au décor floral. 

 C’est en la retournant qu’elle devient très intéressante puisqu’on y découvre la double signature de Marius Michel: M.M. 1889 en haut, et Marius Michel 1889 en bas. 
 Avez-vous déjà croisé ce type d’objet? Une jolie petite curiosité pour bibliophile. Je compte sur vous pour identifier l’un des livres qu’elle a ornés! H

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Bibliophilie « savante »: les traces matérielles de lecture

Traces matérielles de lecture sur un livre ancien

L’exemplaire de Bordeaux des Essais, édition de 1588, porte les annotations autographes de Montaigne. Newton a fait interfolier son Principia, Fermat a écrit sa note dans la marge d’un Diophante. Une trace est un fait matériel avant d’être une histoire, et la Guilde ne distribue pas d’âmes aux volumes.

Quand un exemplaire devient un dossier

Par Alcide Raturon, bibliophile errant, membre de la Guilde des Bibliopolicés.

Amis bibliophiles, bonjour.

Il existe des livres qui se laissent tenir comme des objets : on les prend, on les repose, on les décrit en trois lignes — format, collation, reliure — et l’on croit avoir fait le tour. Et puis il existe des exemplaires qui résistent à cette paresse : ils ne se donnent pas comme des objets, mais comme des pièces. On ne les “regarde” pas : on les instruit. On se prend à rêver qu’on est soi-même Thierry B., un Textor, quoi.

Leur particularité n’est pas d’être rares, ni même beaux. Elle est plus froide : ils portent des traces. Traces d’encre, de doigts, de papier ajouté, de pliures obstinées, de gardes grattées, de renvois inscrits comme on plante des piquets. Dans les salons, on appelle cela “un exemplaire vivant” (Fulbert de Cuirac me pardonnera cet abus de langage). C’est charmant, c’est vague, et ce vague sert trop souvent de passe-droit à l’imagination. C’est souvent le cas des ouvrages proposés par l’excellent libraire Nicolas Malais, d’ailleurs.

La Guilde, elle, ne distribue pas d’âmes aux volumes. Elle se contente de ceci : une trace est un fait matériel. Et un fait matériel, s’il est correctement décrit, peut devenir un fait bibliographique ; parfois, lorsqu’il est attribuable et contextualisable, un fait historique.

Vous l’aurez compris : on ne trouvera ici ni “probablement”, ni “on devine que”, ni ces biographies de lecteur écrites au conditionnel qui font ronronner les catalogues. On trouvera une méthode de terrain, des catégories utiles, et quelques exemples attestés où la trace a un statut incontestable.

Le reste du relevé est sur le site : les quatre familles de traces et la règle en trois verbes qui les tient, l’exemplaire de Bordeaux des Essais, le Principia que Newton fit interfolier, et la marge du Diophante où Fermat écrivit sa note.

La règle de la Guilde : décrire, classer, établir

Toute enquête sur les traces de lecture tient en trois verbes, toujours dans cet ordre :

  1. Décrire ce qui est présent, sans interprétation.
  2. Classer la trace (écriture, manipulation, insertion, possession).
  3. Établir ce que la trace autorise à conclure — et ce qu’elle interdit.

Ce triptyque paraît ascétique. Il est, en réalité, ce qui sauve le bibliophile de ses deux ennemis naturels :

  • la légende (celle qui embellit) ;
  • la naïveté (celle qui croit).

Une marge raturée est un fait. Une marge raturée “par un lecteur irrité” est un roman. La Guilde publie des faits.

Les quatre familles de traces (et pourquoi il faut les séparer)

1) Traces d’écriture : marginalia, corrections, tables manuscrites

Ce sont les plus voyantes, donc les plus commentées, donc les plus exposées aux abus.

Le protocole minimal impose de préciser :

  • support : encre (teinte), graphite, crayon de couleur, etc.
  • lieu : garde, faux-titre, marge intérieure/extérieure, interligne, blanc de queue, feuillet blanc.
  • geste : glose, traduction, renvoi, correction, jugement, manicules, “NB”, index, table manuscrite.
  • continuité : une main, plusieurs mains ; une couche, plusieurs couches.

À ce stade, la plupart des erreurs de description se produisent : on veut dater, on veut identifier, on veut raconter. Or une vérité bibliophilique tient parfois à une simple retenue : décrire sans dater. La Guilde accepte “encre brune”, “écriture cursive”, “main distincte”, “annotations réparties”, mais refuse “XVIIe siècle” si la seule preuve est “l’allure ancienne”.

La trace d’écriture devient réellement puissante lorsqu’elle n’est plus un simple repérage, mais une structure : table manuscrite, index, appareil de corrections. Là, l’exemplaire cesse d’être un texte lu ; il devient un outil.

Traces de manipulation : usure, salissures, cornes, cassures

Elles paraissent inglorieuses, donc elles sont souvent ignorées. Ce tort est considérable, car elles résistent mieux que l’encre à la tentation de “faire joli”.

On observe typiquement :

  • noircissement localisé des bords (prise récurrente, feuilletage) ;
  • cornes (pages régulièrement repliées) ;
  • cassure du dos toujours au même endroit (ouverture habituelle sur une section) ;
  • cahiers plus lâches que les autres (sollicitation mécanique).

Ce que l’on peut établir : une zone a été plus manipulée qu’une autre.
Ce que l’on ne peut pas établir : l’identité du lecteur, la date précise, ni la valeur intellectuelle de la lecture. Une page noire de doigts n’est pas, en soi, une page de génie ; c’est une page de main.

Traces d’insertion : signets, feuillets intercalés, paperoles, errata

Ici, la lecture laisse parfois ses meilleurs indices, parce qu’elle laisse des objets.

On rencontre :

  • signets improvisés (papier plié, billet, languette) ;
  • feuillets volants de notes ;
  • errata imprimés insérés ;
  • paperoles collées, tables ajoutées, renvois sur feuilles rapportées.

La règle de la Guilde est simple : ne pas dissocier sans décrire. Un feuillet trouvé à un endroit précis a une valeur contextuelle ; arraché à cet endroit, il redevient un papier sans scène.

Traces de possession : ex-dono, ex-libris, cachets, cotes

Ce n’est pas toujours la lecture, mais c’est souvent le cadre de la lecture : un nom, une bibliothèque, une chaîne de transmission.

Il existe des pratiques de description normalisées qui intègrent explicitement ces épisodes de vie de l’objet. Les TEI Guidelines, par exemple, définissent l’élément <provenance> comme contenant des informations sur un épisode identifiable de l’histoire d’un manuscrit (ou objet) après sa création et avant son acquisition. (tei-c.org)
La Guilde ne fait pas de TEI sur les comptoirs ; mais elle retient l’idée essentielle : la provenance n’est pas une décoration, c’est une donnée structurante.

Rapport d’observation : un exemplaire ordinaire, une scène très exacte

Il faut une scène de terrain, mais une scène qui ne triche pas. Voici donc un cas-type, volontairement non nominatif, parce qu’il est banal — et parce que le banal est la vraie matière de la bibliophilie.

Un in-8 du XVIIIe siècle, reliure simple, rien qui provoque l’ovation. À l’ouverture :

  1. Garde de tête : une mention de prix et une date. Rien n’autorise à identifier la main ; tout autorise à noter qu’un épisode de circulation a été inscrit.
  2. Marge extérieure : des manicules et des “NB” répartis, d’une main visiblement cohérente, à l’encre. On décrit l’encre, la régularité, la distribution.
  3. Milieu du volume : bords plus sombres, papier plus “touché”. L’usure est localisée ; elle indique une manipulation plus fréquente d’une section.
  4. Fin du volume : un petit index manuscrit, deux pages, renvoyant à des thèmes. Ce point est capital : un index manuscrit est un travail ; il suppose un usage répété, une volonté de retrouver, de classer, de réutiliser.

Ce dossier minimal permet déjà d’établir quelque chose — et de refuser autre chose.

On peut établir :

  • qu’au moins un lecteur a pratiqué le repérage ;
  • qu’au moins une section a été plus manipulée ;
  • qu’un usage d’outil existe (index).

On refuse d’établir :

  • l’identité ;
  • la date exacte ;
  • la “psychologie” de la lecture.

Ce refus n’est pas timidité : c’est une garantie. Il protège l’article, et il protège l’acheteur.

Trois cas attestés où la trace devient histoire (sans lyrisme)

La meilleure façon de rester exact est de poser des bornes : voici trois cas où la trace matérielle n’est pas un “peut-être”, mais un fait solidement documenté.

1) Montaigne : l’exemplaire comme atelier autographe

L’Exemplaire de Bordeaux est un exemplaire de l’édition de 1588 des Essais “couvert d’annotations de la main de l’auteur”, et présenté comme la seule survivance autographe donnant accès à Montaigne au travail. (unesco.org)
Ici, la trace n’est pas un commentaire de lecteur anonyme : elle est un élément de genèse textuelle reconnu par les institutions patrimoniales. Cela change tout : l’exemplaire n’est plus seulement “marqué”, il est témoin.

2) Newton : l’annotation marginale et l’interfoliation comme dispositif de correction

La Cambridge Digital Library décrit un exemplaire de la première édition du Principia que Newton a “annoté en marge et sur des feuilles interfoliées avec ses propres amendements”. (cudl.lib.cam.ac.uk)
La nuance est importante : l’interfoliation (ajout de feuilles entre les pages imprimées) signale un usage d’atelier, préparatoire, organisé. On ne parle pas ici d’un lecteur qui souligne : on parle d’un auteur qui amende.

3) Fermat : la note marginale et sa transmission imprimée

La célèbre note marginale attribuée à Fermat apparaît dans le contexte de l’Arithmetica de Diophante ; et l’édition de 1670, publiée après la mort de Fermat, est explicitement décrite comme augmentée des commentaires de Fermat par son fils. (Wikipedia)
Ce qu’il est licite d’en conclure, strictement, c’est l’existence d’un geste marginal devenu un jalon culturel et scientifique, et d’une transmission éditoriale de ce geste. Ce qu’il est illicite d’en conclure, c’est l’existence d’une preuve complète “perdue” : l’histoire des idées n’a pas besoin de cette hypothèse pour constater l’importance du fait marginal.

La méthode courte : ce que la Guilde exige en description

La description “Guilde” d’une trace se résume à une liste de questions concrètes, qui ont l’avantage de ne pas inviter au roman.

1) Où ?

Garde, faux-titre, marge extérieure, marge intérieure, interligne, table, page de titre, feuillet blanc.

2) De quoi s’agit-il ?

Repérage (NB, manicule, soulignement) ; glose (définition, traduction) ; renvoi (autre page, autre ouvrage) ; correction (errata) ; construction (index, table).

3) Avec quoi ?

Encre (couleur), graphite, crayon ; homogénéité ; superpositions.

4) Une main ou plusieurs ?

Cohérence du ductus, répétition des formes, variations de pression, changements visibles. On décrit la pluralité éventuelle ; on évite de dater sans appui.

5) Cela change-t-il l’objet ?

Index manuscrit : oui, l’exemplaire devient un outil.
Interfoliation : oui, l’exemplaire devient un atelier.
Simple soulignement : pas nécessairement ; c’est un repérage.

Ce protocole a une vertu secondaire : il rend rapidement visibles les discours vendeurs qui gonflent une trace banale en relique.

Ce que la trace fait à la valeur (et ce qu’elle ne fait pas)

Il faut parler net : la trace influe sur la valeur, mais pas de manière simple.

  • Valeur documentaire : augmente lorsque la trace est structurée (index, tables), cohérente, ou reliée à une provenance solide.
  • Valeur historique : augmente lorsque la trace est attribuable et contextualisée (cas Montaigne, Newton). (unesco.org)
  • Valeur marchande : varie selon les écoles. Certains cherchent l’immaculé ; d’autres cherchent l’exemplaire “de travail”.

Le danger est double :

  • croire que “plus il y a d’encre, plus il y a de valeur” ;
  • croire qu’un exemplaire non annoté n’a pas été lu.
    La première croyance alimente la crédulité ; la seconde alimente une superstition du “vierge” qui confond conservation et vérité.

Conclusion : la trace n’est pas un charme, c’est une pièce

La marge n’a pas d’âme. La garde n’a pas de morale. Le papier ne confesse rien : il témoigne, quand on l’interroge correctement.

Il y a, en bibliophilie, un goût persistant pour les exemplaires qui “racontent”. La Guilde préfère les exemplaires qui tiennent. Ceux qui supportent la description sans poésie ajoutée, ceux qui livrent des faits sans exiger des mythes.

Si vous voulez collectionner des récits, les librairies en regorgent. Si vous voulez collectionner des objets qui traversent le temps en conservant des indices vérifiables, alors les traces matérielles de lecture deviennent ce qu’elles doivent être : non pas des ornements, mais des preuves.

Et la preuve, en matière de livre, est une forme supérieure de beauté : elle ne flatte pas, elle convainc.


Références de contrôle (sélection, attestées)

  • UNESCO – Montaigne’s Essays annotated (1588–1592) by the author (Exemplaire de Bordeaux, édition 1588, annotations autographes). (unesco.org)
  • Cambridge Digital Library – Philosophiæ naturalis principia mathematica (exemplaire annoté par Newton, avec feuilles interfoliées). (cudl.lib.cam.ac.uk)
  • Mathematical Association of America – Bachet’s Arithmetic of Diophantus (édition 1670 publiée par le fils de Fermat, note marginale citée). (old.maa.org)
  • TEI Guidelines – élément <provenance> (définition et portée descriptive). (tei-c.org)

Cote de la Guilde

GdB / Raturon / Traces-Lecture / Dossier-Matériel / 2026-III / fol.-obs.-01

92 Commentaires

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  2. J'ai du mal à saisir un détail 160 x 110 mm ne peu pas correspondre à un plat de Paul et Virginie de Curmer 1838 qui est un grand in8 ? l'imposition du texte est à peu pret de cette dimension et un exemplaire à marges correctes mais pas exceptionnelles que j'ai en main à des plats de 270 x 170 mm ?

    Daniel B.

  3. Le Paul et Virginie orné de cette plaque a été adjugé 35000 euros…
    http://www.alde.fr/lot/5350777
    Description :

    BERNARDIN DE SAINT PIERRE (Jacques-Henri). Paul et Virginie. Paris, Curmer, 1838. 2 volumes grand in-8, maroquin havane, plats ornés d'un important décor floral mosaïqué de maroquin vert, bronze, rose, bordeaux, rouge et crème, différent sur chaque volume, dos mosaïqué, tranches dorées sur témoins, encadrement intérieur avec fleur mosaïquée aux angles, doublure et gardes de soie brochée, doubles gardes de papier, couvertures, étuis (Marius Michel). Édition est ornée d'un frontispice, de 28 planches hors texte et de 450 vignettes environ, le tout gravé sur bois d'après Meissonier, Johannot, Français, Isabey, Steinlen, etc., d'une carte coloriée de l'île de France, et de 7 portraits hors texte gravés sur acier d'après Laffite, Johannot et Meissonier.
    Premier tirage de l'un des livres les plus célèbres et les plus représentatifs de son époque.
    Cet exemplaire, l'un des très rares sur chine, est cité par Carteret : "Nous signalons le plus beau des exemplaires connus, celui de M. Paul Gallimard ; cet exemplaire sur chine, à l'adresse de la rue Richelieu, relié en deux volumes, est très grand de marges, il contient en outre des grands bois à toutes marges sur papier de Chine : tous les fumés de bois qui sont de pures merveilles d'art et montrent, sous un jour inconnu aux bibliophiles, l'admirable production de la gravure sur bois de 1830-1840 quand elle peut se juger sur de semblables épreuves, quasi uniques, étourdissante de vigueur et de velouté. Marius Michel s'est distingué en exécutant pour les deux volumes deux très riches reliures mosaïquées, différentes, dans un style XVIème modernisé".
    Superbe reliure de Marius Michel, exécutée vers 1880, époque de sa plus intense productivité, durant laquelle il révolutionna l'art de la reliure en imposant le style floral qui fit son renom.
    De la bibliothèque Pierre Duché (1972 II, n°109), avec ex-libris.

  4. une reliure qui ressemble beaucoup :
    http://www.bibliorare.com/products/bida-alexandre-le-cantique-des-cantiques-traduit-de-lhebreu-par-ernest-renan-paris-hachette-et-cie-1886-grand-in-folio-maroquin-havane-plats-entierement-ornes-dun-decor-floral-de-maroquin/

    Bida, le cantique des cantiques.
    Texte du lot :

    Le Cantique des Cantiques. Traduit de l’hébreu par Ernest Renan. Paris, Hachette et Cie, 1886. Grand in-folio, maroquin havane, plats entièrement ornés d’un décor floral de maroquin mosaïqué noir, lavallière et vert pâle,…

    dos orné de même, tranches dorées, large encadrement intérieur avec listel de maroquin havane et filets dorés, doublures et gardes de soie brochée sur fond or, doubles gardes, chemise demi-maroquin et étui (Marius Michel).
    Superbe édition, ornée de 25 compositions du peintre toulousain Alexandre Bida (1813-1895), élève de Delacroix, gravées à l’eau-forte par Edmond Hédouin et Émile Boilvin. Exemplaire de l’artiste : imprimé sur vélin et réservé nominativement à Alexandre Bida, il contient quatre états des figures, dont l’eau-forte pure, sur japon, chine mince et un rarissime tirage sur chine bleuté avant toute lettre. Somptueuse et magistrale reliure mosaïquée de Marius Michel, dont la maquette a été présentée à l’Exposition Universelle de 1878 et qui fut exposée à la Rétrospective Marius Michel du Palais des Beaux-Arts (Paris, mai-juin 1927, n°19, avec reproduction). De la bibliothèque E. Solacroup (1925, n°237), avec cachet doré sur une garde.

  5. je tilte sur les inscriptions au dos… à l'exposition de 1889 Marius-Michel a exposé de nombreuses reliures et a obtenu des grandes récompenses. Il n'est pas impossible que cette plaque corresponde à l'une de ces reliures.

  6. malheureusement le titre du livre est illisible… je devine "vie" mais çà ne dit rien du tout ; il n'y a apparemment qu'un caisson, soit nom d'auteur soit titre du livre. "Une vie" de Maupassant ? mais je n'y crois pas.

  7. la plaque a servi à illustrer un plat (et non pas un contreplat, Benoît 😉 ), reproduit dans le livre de M-M "l'ornementation des reliures modernes", c'est la planche 24.

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