Miscellanées Bibliophiles: Le prix de Bibliographie du SLAM 2013, des articles sur Aristophil et des nouvelles de l’extraordinaire Jean Bonna

Amis Bibliophiles bonjour,
Long weekend, on chine, on bibliophile, on a du temps pour lire. Voici justement une sélection de lectures intéressantes autour du livre et de la bibliophilie.
Côté SLAM et Grand Palais, le Prix de Bibliographie SLAM 2013 a été accordé à l’ouvrage « Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France, volume XVIII ».  (Bibliothèque de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. Édité par Dominique Coq. Collection Histoire et civilisation du livre. École Pratique des Hautes Études (EPHE). Genève, Librairie Droz, 2012. 334 p., ill.).

La qualité des ouvrages édités par Droz n’est plus à souligner, et il faut que ce volume soit particulièrement réussi pour mériter ce prix de Bibliographie, alors qu’il ne s’agît que du volume XVIII. Mais l’ensemble est une référence incontestable et constitue une documentation de premier ordre. 
Créée en 1979 à l’initiative de la Direction du Livre, la série des Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques de France (CRI) poursuit, parallèlement au Catalogue des incunables de la Bibliothèque Nationale, l’entreprise de recensement général de la production imprimée du premier demi-siècle de l’« ère Gutenberg » (1455-1500) aujourd’hui conservée dans les collections françaises accessibles au public. Sous la responsabilité scientifique du Centre d’études supérieures de la Renaissance, elle participe ainsi à une meilleure compréhension du patrimoine écrit en France.
 En facilitant l’accès des chercheurs à ces documents rares et précieux, les CRI invitent aussi un public plus large à les découvrir à travers la diversité de leurs formes, de leurs contenus et de leurs origines. Vecteurs de toutes les connaissances contemporaines et produits des presses actives dans bon nombre de villes européennes, les incunables témoignent des conditions mêmes de la diffusion du savoir à l’aube de la Renaissance. Au-delà des notices bibliographiques qui au fil des volumes prennent en compte les travaux les plus récents, les descriptions analysent en détail les caractéristiques propres à chaque exemplaire : provenance, reliure, mentions manuscrites, décor peint … Là où les archives sont irrémédiablement muettes, les CRI apportent ainsi une contribution spécifique et originale à l’histoire culturelle européenne. 
Le Ministère de la Culture et de la Communication apporte depuis plus de trente ans son soutien à une publication qui renouvelle notre regard sur ces témoins d’un moment décisif de l’histoire de l’écrit et de la modernité, sur ce patrimoine qui, aussi robustes que soient ses supports,  demeure vulnérable et requiert toute la vigilance de ceux auxquels incombe sa survie.
Pour mémoire, les derniers prix de bibliographie du SLAM furent:
2012: L’Imitation de Jésus-Christ (1470-1800), sous la direction de Martine Delaveau et Yann Sordet. Etudes et catalogue collectif des fonds conservés à la bibliothèque Sainte-Geneviève, à la Bibliothèque nationale de France, à la bibliothèque Mazarine et à la bibliothèque de la Sorbonne. Coédition BnF/ Bibliothèque Mazarine / Bibliothèque Sainte-Geneviève, 2011.21 x 29,7 cm, relié, 520 pages, 113 illustrations. Diffusion/distribution : BnF.
2011: Henri VIGNES – Bibliographie des Éditions de Minuit. Du Silence de la mer à L’Anti-Œdipe (20 février 1942 – 18 février 1972)Une co-édition Librairie Henri Vignes – Éditions des Cendres. Paris, 2010.
2010: ARON Paul & ESPAGNON (Jacques). Répertoire des pastiches et parodies littéraires des XIXe et XXe siècles. Paris, PUPS, 2009.
Côté presse, à noter les articles suivants:
Sur Aristophil:Deux articles cette semaine, l’un dans l’Express (http://www.lexpress.fr/culture/livre/vente-de-manuscrits-l-etrange-systeme-aristophil_1247044.html), l’autre sur le site du magazine Valeurs Actuelles (http://www.valeursactuelles.com/palais-des-manuscrits20130506.html).
Le premier, dans l’Express, est signé de Jérôme Dupuis, Grand reporter au service Livres de L’Express. L’article a pour titre « Vente de manuscrits: l’étrange système Aristophil ». Un article riche en informations, qui couvre aussi bien l’inauguration du beau et luxueux Institut des lettres et des manuscrits, que Gérard Lhéritier, maître des lieux a acheté 34 millions d’euros, une description de l' »Empire de papier » bâti par Gérard Lhériter et de son système: « Sa société, Aristophil, dépense plus de 100 millions d’euros par an en manuscrits, avant de les revendre à une armée de petits épargnants (17 000 à ce jour). Chiffre d’affaires pour 2012: 175 millions d’euros. » 
On y retrouve les achats importants effectués par Aristophil au cours des dernières années, les ennuis déjà connus de Gérard Lhéritier dans la philathélie (poursuivi pour escroquerie, il passera quelques jours en prison, avant d’être blanchi par la justice). Le rappel de la rentabilité promise, la non obligation pour Aristophil de « racheter les parts de ses « indivisaires », même si elle semble toujours l’avoir fait jusqu’à présent. » 
Un article passionnant, qui met également en perspective les relations particulières entre Aristophil et de nombreux acteurs du monde du livre, et en particulier les libraires. L’article rappelle que les opinions sur le placement atypique que sont le manuscrit et le livre ancien divergent et que « bien que la Banque de France ait favorablement noté Aristophil (B3 +), la très officielle Autorité des marchés financiers (AMF) ne semble pas tout à fait du même avis que ces experts. Dans un communiqué du 12 décembre 2012, elle appelait « les épargnants à la plus grande vigilance » à propos de certains « placements atypiques ». Mais je vous invite plutôt à lire l’excellent article de M. Jérôme Dupuis qui apporte d’autres informations très intéressantes, notamment sur les beaux musées créés par Aristophil à Paris et à Bruxelles.
C’est ici: http://www.lexpress.fr/culture/livre/vente-de-manuscrits-l-etrange-systeme-aristophil_1247044.html
Le second article, paru dans Valeurs Actuelles (http://www.valeursactuelles.com/palais-des-manuscrits20130506.html), est titré Le palais des manuscrits. Il est paru après l’article de l’Express et est également très intéressant et bien renseigné, il est signé de Gabriel Rivière, dont c’est à ma connaissance le seul article publié sur le site Valeurs Actuelles. Contrairement à la plupart des articles que j’ai vus sur ce site signés par d’autres auteurs, cet article ne précise pas la biographie de Gabriel Rivière (c’est fort curieux, en général, sur le site, chaque contributeur est identifié par une photo et une courte biographie). Je ne sais donc pas qui est Gabriel Rivière. Il est même d’ailleurs très difficile de trouver une trace de lui sur internet, il ne semble pas avoir jamais écrit un autre article. En tout cas, je n’ai pas été capable d’en trouver un seul, après une recherche relativement longue.
Cet article également très intéressant est en fait une présentation du modèle économique d’Aristophil, mettant longuement en avant les nombreux avantages de ce système (qui échappe à la crise, selon l’auteur), il ne reprend en revanche pas la mise en garde de l’AMF, ou la note de la Banque de France. La conclusion, elle, est plutôt positive « Alors ? Tant qu’à investir, autant collectionner. Le marché des manuscrits ne sera pas éternellement haussier, mais, pour l’heure, tout lui sourit et l’on ne voit pas ce qui pourrait le déprimer à l’avenir, au vu des records mondiaux en salles de ventes. ».
Deux articles aux vues différentes donc, mais qui mettent bien en lumière Aristophil; les dernières lognes des deux articles divergent d’ailleurs assez notablement:
Express: « Aristophil est hors marché, dans un circuit fermé où l’on ne revend jamais à l’extérieur. Personne n’achèterait leurs manuscrits à des prix si fous. Que se passerait-il si de nombreux épargnants demandaient à sortir du système en même temps? »  Valeurs Actuelles: « Alors ? Tant qu’à investir, autant collectionner. Le marché des manuscrits ne sera pas éternellement haussier, mais, pour l’heure, tout lui sourit et l’on ne voit pas ce qui pourrait le déprimer à l’avenir, au vu des records mondiaux en salles de ventes. »
On notera que l’article de Valeurs Actuelles se conclue par les coordonnées d’Aristophil et de l’Institut des Lettres, ce qui vous permettra d’investir ou de visiter, selon vos envies. Un travail journalistique complet donc… On notera que le Blog du Bibliophile ne prend pas position sur ce modèle, mais ne fait que proposer une « revue de presse » d’articles parus dernièrement sur le sujet, comme je le fais sur d’autres sujets. Le temps nous dira ce qu’il en est.
On notera enfin que le très intéressant article de Jérôme Dupuis sur le site de l’Express est cité par Actualitté (http://www.actualitte.com/economie/aristophil-ou-le-business-des-manuscrits-42279.htm). Ce court article de Victor De Sepausy (dont la biographie, présente, elle, nous apprend qu’il est Rédacteur en chef de ActuaLitté). a suscité un commentaire anonyme: « l intérêt porté a Aristophil se comprend. Système novateur et précurseur dans une vielle niche devenue porteur de dynamisme culturel. Un certain dénigrement aussi, le succès en France déplait , le problème c’ est qu’il s’ appuie sur des fantasmes politiques et des contre vérités qui servent a véhiculer des suspicions. l article de l’express est un florilége d erreurs et il est bien moins proche de la vérité que celui très flatteur de valeurs actuelles. valeurs 1 express 0 ». Fautes d’orthographes comprises.
Enfin, terminons avec une lecture plus douce, le portrait de Jean Bonna sur le site des Echos: Jean Bonna, l’homme aux papiers précieux, que vous pouvez lire en suivant ce lien http://www.lesechos.fr/culture-loisirs/sorties/expo/0202677875742-jean-bonna-l-homme-aux-papiers-precieux-557679.php. On retrouve l’extraordinaire collectionneur, qui a déjà tant fait, et continue de faire tant pour le livre. A ses frais. 
H

La lettre du bibliophile

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Enquête bibliophile autour d’une trouvaille au Grand Palais, les Poésies et les amours d’Anatole France

Enquête bibliophile autour d’une trouvaille au Grand Palais, les Poésies et les amours d’Anatole France

Amis Bibliophiles bonjour,
Sur le stand de la librairie Cambon, au milieu de belles pièces (beaux cartonnages romantiques, reliures mosaïquées, éditions originales recherchées) se trouvait un petit ouvrage, sans prétention.

Il ne montrait que son dos de maroquin beige, sans ornement : seulement l’auteur (Anatole France), le titre (poésies), et l’année (1896). Aucune dorure superflue, pas plus d’ailleurs sur les plats.
Une fois ouvert, tout de même, une riche dentelle intérieure encadre les contre-plats de tabis rouge, de même que les gardes.

Ah, tout de même ! dans la dentelle se cache la signature du relieur : R.P. Raparlier. 
Voyons voir… les Poésies, Anatole France, 1896 : c’est l’édition définitive, en partie originale, publiée par Lemerre à tout petit nombre (pour les grands papiers) : 25 Hollande, 15 chine, 5 japon.
Raparlier, c’est le relieur préféré d’Anatole France, dont il évoque déjà le nom (en fait, celui de son père) dans « le livre du Bibliophile », en 1876, signé par Lemerre.

Cet exemplaire est truffé. Un précédent propriétaire a laissé la fiche descriptive, avec son numéro d’inventaire. L’écriture est belle, et rappelle quelque chose… 
 Une carte au chiffre AC a été rajoutée. Il s’agit d’une lettre assez émouvante : «pourquoi te plais-tu donc à me faire souffrire (sic) ainsi ?» «je suis désespérée». Qui a pu écrire cette lettre, et quel rapport avec le livre ?
Un peu plus loin se trouve un ex-libris : un bouquet de fleurs, avec les initiales LAC. On retrouve le AC de la carte. Sans doute pas une coïncidence !
Allons plus loin : cet exemplaire est sur chine. Quel est son numéro ? ah ! il n’est pas numéroté ! il porte la mention « exemplaire de l’auteur » et la signature de Lemerre.
Exemplaire de l’auteur ! Mais alors, regardons mieux la fiche descriptive : eh oui, on reconnaît bien l’écriture  d’Anatole France !
Mais alors, si c’est son exemplaire, les initiales LAC doivent désigner Léontine Arman de Caillavet ! Et la carte au chiffre de AC est une lettre de Mme Arman de Caillavet à Anatole France !

Petit Rappel historique : Léontine Lippmann (née en 1844) se marie en 1868 avec Albert Arman, qui se fait appeler Arman de Caillavet, du nom de sa mère. Comme de nombreux autres à cette époque, il tient beaucoup à cette fausse particule, au point de demander à changer de nom. Le Conseil d’Etat l’autorise seulement à s’appeler Arman-Caillavet, mais ce n’est pas important : le nom avec particule est passé dans l’usage courant.
Mme Arman (ou Mme de Caillavet comme on finira par l’appeler) tient salon dans son hôtel particulier, 12 avenue Hoche. Anatole France, avec qui elle entretient une liaison passionnée, voire orageuse (ce qu’illustre bien la petite carte présente dans ce livre), est toujours présent.

Mme de Caillavet exercera une grande influence sur Anatole France. Elle prend une grande part dans plusieurs œuvres importantes, dont principalement « Le Lys Rouge », qui transpose leur histoire commune. Jules Renard, dans son journal, en donne un autre exemple : Pour l’adaptation à la scène de « Crainquebille », elle suggère une fin différente, adoptée par Anatole France.
Léontine Arman de Caillavet meurt en 1910. Elle laisse un fils, Gaston Arman de Caillavet, écrivain, proche d’Anatole France (ils collaborent sur l’adaptation du Lys Rouge à la scène), qui mourra en 1914. La fille de Gaston et de son épouse Jeanne Pouquet, Simone, épousera en secondes noces André Maurois.

Le salon de Mme de Caillavet est fort fréquenté, et reçoit notamment un jeune homme qui n’a encore rien écrit, et qui est fasciné par Anatole France, au point d’oser lui demander cette même année 1896 une préface pour son premier ouvrage, «Les Plaisirs et les Jours» (en fait c’est Léontine qui se charge de cette demande…). Ce jeune homme, fidèle de ce salon, ami proche de la famille, saura s’en souvenir pour son grand oeuvre. On retrouve de nombreux traits d’Anatole France dans Bergotte ; Mme Verdurin, Saint-Loup, Gilberte, doivent beaucoup à la famille Caillavet.
Debout sur la chaise, Jeanne Pouquet, belle-fille de Léontine Arman. A ses pieds, un futur auteur connu.Mme de Caillavet reçoit de nombreux écrivains, et logiquement sa bibliothèque s’enrichit de leurs ouvrages, envoyés par leurs auteurs reconnaissants. Anatole France lui fera de nombreux cadeaux pris parmi sa bibliothèque personnelle, qui porteront donc logiquement l’ex-libris LAC.

Ces ouvrages, avec ceux de sa belle-fille Jeanne Arman de Caillavet (Jeanne Pouquet) seront dispersés à Drouot, les 1er et 2 juin 1932.

Les poésies, exemplaire de l’auteur, figure dans le catalogue, sous le numéro 72. Voici sa description :


La fiche descriptive d’Anatole France, bien que volante, est toujours dans l’ouvrage ! mais entretemps celui-ci s’est enrichi de la carte, qui bien évidemment a été acquise à une autre occasion.

Le lot a été adjugé 530 francs, auxquels il faut ajouter 14% de frais de vente : 600 francs de 1932, ce qui donnerait aujourd’hui 375 euros.

Le lot suivant du catalogue de 1932, le numéro 73, est ainsi décrit :

Il a été adjugé 500 francs, ce qui donnerait 350 euros.

A noter au passage qu’il est décrit comme petit in-12, et le précédent in-16, alors qu’il s’agit du même tirage ! d’ailleurs les deux indications ne sont pas plus exactes l’une que l’autre ; il s’agit d’un format in-4°, mais les dimensions correspondent à un format in-12.
Ce livre remarquable par sa dédicace peut être suivi depuis cette vente. En effet, Vandérem parle de cet exemplaire dans « Gens de qualité ». Il est passé dans les bibliothèques successives de Jacques Dennery (1984, lot 87) puis du Colonel Sicklès (vente IX, 1991, lot 3641). On le retrouve en 1999 chez Piasa, vente du 28 avril, lot 496, adjugé 7500 francs (soit 1450 euros aujourd’hui).

D’autres ouvrages du catalogue de 1932 peuvent être également suivis.
Voici notamment le numéro 34 : Les noces Corinthiennes. Cet exemplaire possède une très belle reliure de Raparlier, dans laquelle une miniature du XVIIe siècle a été insérée. Il a fait partie de la collection Hayoit, et figure à sa vente sous le numéro 407. Il est récemment repassé en vente, chez Briest-Poulain-Tajan, le 16 octobre 2013, sous le numéro 33. Vendu 4000 francs en 1932, puis estimé 1500 euros en 1995, il a été adjugé 3000 euros (avec les frais) l’an dernier.
Hayoit avait un second ouvrage provenant de cette vente : La Rôtisserie de la Reine Pédauque, lot numéro 417, exemplaire numéro 1 sur japon, relié par Raparlier, estimé 1500 euros. Cet exemplaire figurait à la vente de 1932 sous le numéro 58 ; il avait été adjugé 7600 francs. Il contient également sa fiche descriptive de la main d’Anatole France, et un fragment autographe de l’épitaphe de Jérôme Coignard. Cet exemplaire avait fait partie de la collection Simonson (vente de 1946, numéro 379).   Le numéro 112 de la vente de 1932, «Histoire de Dona Maria d’Avalos et du Duc d’Andria», revêtu d’une reliure très décorative de Carayon, avait été adjugé 1400 francs à l’époque.

Il est repassé en vente chez Binoche et Gicquello le 9 novembre 2012 (lot 55) où il a obtenu 2200 euros. Comme plusieurs autres exemplaires de cet ensemble, il a fait partie de la bibliothèque de Léontine, puis de sa belle-fille Jeanne. Ces livres, qui n’avaient pas d’autographe originellement, ont alors été dédicacés par Anatole France à Jeanne Pouquet.

Calamar

20 Commentaires

  1. Je ne vois pas pourquoi la réponse de monsieur Gueno serait complètement disqualifiée sous prétexte qu'il travaille pour Aristophil et qu'il ne s'en cache pas. De même la réponse de monsieur Lhéritier mérite d'être lue. Evidemment il faudrait pouvoir tout vérifier.
    JérômeDupuis n'a pas forcément raison sur tous les points.
    Ceci étant dit : dépenser ( pas investir) pour un tableau, un livre ou un manuscrit n'a, à mon humble avis, d'intérêt que si on aime et on profite de l'objet acheté. Si en plus l'objet de cet achat ne se dévalorise pas , tant mieux.
    Patrick C.

  2. On peut effectivement le comprendre comme cela.
    Fine remarque qui vient éclairer ma lecture sans doute un peu trop rapide!

    C'est ma foi vrai que l'on peut mettre plein de conneries sous couvert d'anonymat en commentaire de blog!

    Je retourne à mes chers livres après ce court intermède culturel.

    Maitre Capello

  3. C'est bien pour ça que je ne souhaite pas me mouiller en mettant mon vrai nom!
    Hugues voudra bien pardonner cette coquetterie de collegienne.

    Jean-Pierre Descombes

  4. "et qui mériterait plainte pour diffamation" : plutot "mériteraient" non?

    De la part d'un esprit de cette pointure! Tssss…

    Maitre Capello

  5. Comme je l'ai dit ici et là, chacun est libre d'avoir son avis (ou d'en changer).

    Personnellement, je ne considère pas la bibliophilie comme un investissement, c'est sans doute ce qui m'éloigne d'Aristophil. Mais c'est une sensibilité strictement personnelle.

    Le Blog donne la parole à l'Express comme à Valeurs Actuelles, et ne fait que citer ces deux journaux, sans prendre position. Le mieux sera toujours que tout se termine bien pour chacun, pour Aristophil, ses investisseurs, ses très beaux musées, il faut le reconnaître, pour les bibliophiles et pour le Livre.

    En ce qui concerne les interventions de Jean-Paul, je suis aussi étonné que vous, notamment quand on sait combien il a critiqué, et avec une force inouïe d'ailleurs, Aristophil, y compris publiquement via ses commentaires sur ce blog.

    Etonné, et surtout je ne comprends pas.

    Jean-Paul est visiblement égaré, sur internet comme sur facebook où il tient des propos étonnants.

    Sans doute par faiblesse, je lui conserve néanmoins mon amitié. Pierre Desproges ne disait-il pas que la caractéristique principale d'un ami est sa capacité à vous décevoir.

    Hugues

  6. Ah il est loin le temps où M. Fontaine comparait Aristophil à des voyous. Sourire.

    Est-ce l'âge ou l'argent qui perturbe le jugement? Ou les deux?

    En tout cas, il est vrai que sur le plan de l'égo, il est expert.

    Jacques L.

  7. Étrange le commentaire de Jean Paul Fontaine adressé a Jean Pierre Gueno d'Aristophil, "Je vous soutiens totalement, contre cette campagne de dénigrement, hélas relayée par certains blogs à l’ego surdimensionné, et qui mériterait plainte pour diffamation." Pas près de voir renaître de ses cendres la NRLA si je comprend bien ? ou alors c'est l'amour vache 😉 Enfin quand Mr Fontaine parle d’ego surdimensionné cela prête à rire, venant du grand patron du savoir Cazinophile et l' Elite bibliophilesque 😉

    voir le commentaire de Mr Fontaine : http://aristophilblog.com/2013/05/13/reponse-de-jean-pierre-gueno-a-un-article-scandaleux-paru-dans-lexpress-le-7-mai-2013/

    Un bibliophile aculturé

  8. L'article de l'Express pose des questions et amène au moins Mr. Guéno à tirer sa plume de communicant.

    Quand celui de valeur actuelle donne l'envie -outre de rire- d'enfiler ses plus moelleuses pantoufles et de retourner dare-dare à sa sieste.

    Nicolas

  9. Lien intéressant mais hélas totalement discrédité à mes yeux par le fait que M. Gueno travaille pour Aristophil.
    Il ne va pas cracher dans la soupe, cela manque par nature d'objectivité. On attend encore l'article d'investigation qui louera les qualité d'Aristophil, écrit par un tiers.
    Matanasius

  10. Très intéressant et courageux article.
    Je ne lis que très rarement Valeurs Actuelles mais ce publireportage est indigne d'un vrai travail journalistique.
    S.D.

  11. Si tous les investisseurs d'Aristohil sont lecteurs de l'Express ça va être la catastrophe !
    L'article paraît quand même plus sérieux que celui de Valeurs Actuelles dont l'auteur est peut-être un comparse.
    Investir dans l'art : très bien, si on peut en jouir tous les jours comme M. Bonna,( si la valeur s'effondre on en aura moins profité), mais dans des manuscrits qu'on ne peut même pas avoir en mains ou dans des tableaux dans des coffres: Quelle horreur et quelle erreur !
    Patrick C.

  12. Bonjour,

    je conseille les 3 volumes de catalogues (pour l'instant) que Jean Bonna a fait dresser de sa bibliothèque : deux pour le 17e et un le 18e. Ils sont édités chez Droz.
    http://www.droz.org/france/fr/138-bonna
    Ils sont richement documentés et et illustrés, on y apprend beaucoup de choses.
    Le 18e est un peu en dessous, mais c'est relatif quand même… Le 17e est ébouriffant!
    On m'a dit que le 16e allait sortir d'ici peu de temps également : ça va faire de la lecture pour les vacances cet été 🙂

    Cordialement,

    Wolfi

  13. Il faut le reconnaitre : les deux articles sont très bien faits et l'on est surpris par l'écart des points de vue. Idem chez les libraires puisque le Syndicat du livre ancien, par sa présidente, semble, lui aussi, inquiet.

    Le coup de projecteur sur les manuscrits profite t-il aux ouvrages de luxe anciens ? Un effondrement de leur cours entrainerait-il une même perte de confiance pour eux ? Pierre

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