Index des livres oubliés – Le continent mécanique, un manuscrit oublié de Jules Verne

Lot 247 d’une vacation nantaise d’octobre : « Manuscrit anonyme, reliure abîmée, env. 180 feuillets ». Aucune estimation haute, adjugé pour une poignée d’euros. La toile grossière était renforcée de cuir de harnais, et la première page portait un titre griffonné, Le Continent Mécanique.

Par Barthélémy d’Arcole, Inspecteur émérite des livres oubliés pour la Guilde des Bibliopolicés.

Amis Bibliophiles bonjour,

Il y a des ventes qui n’annoncent rien, qui se glissent discrètement dans les interstices d’un catalogue, et dont un œil distrait ne retiendra qu’un numéro anodin. Le lot 247, dans une vacation nantaise du mois d’octobre dernier, était de ceux-là : “Manuscrit anonyme, reliure abîmée, env. 180 feuillets, notes techniques et dessins”. Aucune estimation haute. Aucune mention particulière. Et pourtant…

Je n’étais pas à Nantes ce jour-là. Mais un confrère de la Guilde, l’œil toujours aiguisé malgré l’horaire matinal, m’a contacté dès le lendemain. L’objet avait été adjugé à vil prix — une poignée d’euros — et portait, selon lui, les marques d’une écriture obsessionnelle, presque délirante. Il avait, en outre, reconnu dans quelques schémas une main vaguement vernienne, ce qui, dans notre cercle, suffit à mettre en branle les passions les plus ardentes. Adjugé à moi…

Le colis parvint à Paris enveloppé dans un carton quelconque, mais l’intérieur… L’intérieur était un monument d’étrangeté. La reliure, de toile grossière, semblait avoir été renforcée avec des morceaux de cuir issus d’une valise ou d’un harnais. Les pages, jaunies mais intactes, étaient couvertes d’une écriture nerveuse, en pattes de mouche savamment alignées, ponctuées de croquis, de cartes, de figures géométriques absurdes. Aucun nom, aucune date. Seulement un titre griffonné en haut de la première page : Le Continent Mécanique.

Le dossier complet est en ligne : le continent d’acier bâti au large de l’Islande, les concordances de style avec L’Île à hélice et Robur-le-Conquérant, et ce que dissimulait la reliure de harnais, qui porte un autre nom que celui de Jules Verne.

L’œuvre se présente comme le récit d’un ingénieur français, échoué à Liverpool à la fin du XIXe siècle, qui se voit engagé pour une entreprise fabuleuse : la construction d’un territoire entièrement artificiel, au large des côtes islandaises, censé accueillir une société expérimentale fondée sur la logique mécanique. On y retrouve des machines agricoles géantes, des villes montées sur rails, des bibliothèques à index tournant, des usines à nuages. L’ensemble du texte oscille entre le journal technique et la fable utopiste — avec, parfois, des accès de paranoïa que seul un lecteur indulgent peut imputer à la fièvre créative.

Mais ce qui fit bondir mon cœur de bibliopolicé, ce ne fut pas seulement l’invention d’un monde mécanique. Ce furent les tournures de phrases, les images, les cadences. Il y avait là quelque chose de familier. Un goût pour les périphrases scientifiques. Une obsession de l’inventaire. Une précision dans l’inutile. Et surtout : ce talent d’émerveillement sans ironie, qui sied aux rêveurs sincères.

Je comparai plusieurs passages avec ceux d’œuvres bien connues : L’Île à hélice, Face au drapeau, Les Cinq Cents Millions de la Bégum. Le style, sans être mimétique, vibrait au même diapason. En élargissant ma comparaison, je constatai d’autres parentés troublantes : le recours à des périphrases techniques à la manière de Robur-le-Conquérant, une fascination pour la ville-outil qui rappelait La Maison à vapeur, et même, par endroits, des élans descriptifs qui évoquaient la cadence poétique du Voyage au centre de la Terre. Ces résonances étaient trop nombreuses pour n’être que le fruit du hasard. Il fallait envisager l’impensable : ce manuscrit pouvait être une ébauche, une tentative, ou même une œuvre non revendiquée de Jules Verne.

Évidemment, l’hypothèse la plus probable était celle d’un imitateur. Verne a eu ses disciples, ses faussaires, ses “collaborateurs enthousiastes”. Certains pastiches furent publiés sans vergogne. Mais ici, l’intimité du texte, son inachèvement, son silence éditorial semblaient plaider en faveur d’un autre scénario : celui d’un texte jamais proposé à l’éditeur Hetzel, peut-être écarté, dissimulé ou jugé trop audacieux.

Je consultai les archives de la Société Jules Verne. Aucune mention du Continent Mécanique. Rien dans les carnets. Aucun témoignage d’un projet similaire. Mais je trouvai, dans une lettre adressée à son fils Michel, un passage troublant : “J’ai rêvé cette nuit d’un sol de rouages, d’un pays tout en cuivre et en pistons, où les hommes n’auraient plus qu’à remonter les clepsydres de l’ordre.” Cela ne prouvait rien, sinon que l’image hantait déjà l’imaginaire vernien.

Le manuscrit raconte la lente dégradation de cette utopie mécanique. Les machines deviennent folles. Les lois logiques produisent des effets absurdes. L’ingénieur perd ses collègues dans des accidents absurdes : un dirigeable qui tourne en boucle, une ville qui dérive sur les flots, une imprimerie qui imprime l’intégralité du Code civil en morse. L’enthousiasme initial cède à l’effroi. Le héros s’interroge : “Avons-nous voulu trop bien faire ?”

Ce ton crépusculaire tranche avec la foi habituelle de Verne en la science comme promesse. Ici, la science s’autodévore. La mécanique devient métaphysique. Et l’homme ? Il devient le serviteur d’un ordre qu’il croyait maîtriser.

La reliure recèle un autre mystère. En démontant un des rabats, je découvris un fragment de page inséré dans le carton de soutien. Un feuillet portant des annotations au crayon, en marge, dans une autre écriture. Peut-être celle d’un lecteur ? Ou d’un correcteur ? Une phrase y était entourée : “Le continent n’est pas un lieu, mais une hypothèse.” En dessous, un mot griffonné : “Michel ?”

Michel Verne, le fils. Celui qui réécrivit certains textes, en dissimula d’autres. Était-il le véritable auteur ? Le continuateur ? L’usurpateur ? La piste, ici, devient évasive. Mais l’ajout, bien que mineur, conforte une origine familiale. L’histoire éditoriale nous rappelle d’ailleurs combien Michel n’hésita pas à réaménager l’héritage de son père. Son intervention sur L’Agence Thompson and Co. est attestée ; sa main est visible dans la réécriture de Le Phare du bout du monde ; et plusieurs spécialistes s’accordent pour dire qu’il contribua activement à modifier l’image publique de Jules Verne en infléchissant certains textes vers un ton plus édifiant, plus “moral”. Dans ce contexte, n’est-il pas concevable que Le Continent Mécanique soit l’un de ces fragments apocryphes, repris, retouchés ou laissés en plan par un fils partagé entre piété filiale et velléités de créateur ?

Le manuscrit repose désormais à la Bibliothèque de la Guilde, dans une boîte neutre, consultable sur demande. Nous avons entrepris sa numérisation. Mais la décision de le publier — ou non — soulève de nombreux débats. Faut-il présenter le texte comme “vernien” ? Faut-il le proposer tel quel ? Le moderniser ? Le prolonger ?

À ce sujet, un membre facétieux de la Guilde a proposé d’orner le couvercle de la boîte neutre d’une fausse couverture Hetzel, pastiche somptueux des cartonnages du XIXe siècle, où l’on verrait briller en lettres d’or le titre Le Continent Mécanique encadrant l’image de la machine fabuleuse. Manière élégante — ou ironique — de donner à cet objet anonyme un écrin digne de son étrangeté. L’idée fit sourire, mais certains y virent plus qu’une plaisanterie : un rappel que les bibliophiles aiment parfois davantage l’écrin que le texte, et que l’on juge un livre à la richesse de sa reliure plus qu’à l’invention de ses phrases. Dans les réunions de la Guilde, le projet d’une couverture Hetzel imaginaire fut même esquissé, avec ses médaillons, ses dorures, son arche “Voyages Extraordinaires”. On discuta des couleurs (rouge, bleu, vert), du type de fleurons, et l’on s’accorda pour dire que l’objet, ainsi paré, aurait trompé plus d’un collectionneur pressé.

Pour ma part, je milite pour une publication commentée, avec tout le respect que mérite une œuvre qui, même apocryphe, jette une lumière neuve sur l’imaginaire de la fin du XIXe siècle. Et qui, surtout, pose cette question essentielle : que reste-t-il des rêves techniques lorsque le monde cesse d’y croire ?

Index des livres oubliés n°14

Référence Guilde des Bibliopolicés : BIB-MECANICA-014


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Le Corso du réel : Dans les pas des mercenaires du livre rare

Le Corso du réel : Dans les pas des mercenaires du livre rare

Nous sommes une dizaine en France, trente en comptant les intermittents, payés pour retrouver ce que les catalogues oublient. Arriver avant l’ouverture, fouiller les cartons mal décrits, parler bas au commissaire-priseur. Un industriel lyonnais rappelle tous les trois mois pour un Baudelaire de 1857.

À la manière de Lucas Corso, arpenteur des marges bibliophilques

Amis bibliophiles, bonjour.

On me demande souvent si j’existe vraiment.
Question mal posée. Je suis là. Cigarette au bec, lunettes sur le nez, à courir après des livres pour des gens qui confondent passion et placement. Ce qui mérite plutôt d’être demandé, c’est combien nous sommes. Combien de types comme moi, disséminés dans le circuit, à faire le sale boulot : retrouver ce que les catalogues oublient, ce que les bibliothèques ont égaré, ce que les héritiers n’ont jamais compris.

La réponse est décevante.
Il n’y a rien de romantique là-dedans.

Les chasseurs de l’ombre : une profession sans nom

En France, on n’a jamais su comment nous appeler.
Chasseur de livres sonne comme une couverture de magazine. Expert indépendant sent le CV LinkedIn. Consultant en bibliophilie prête à rire. Courtier, on se croirait dans une banque…
Mercenaire, en revanche, fait le travail. On est payé pour chercher. On trouve, ou on disparaît.

Le métier existe depuis que le livre ancien vaut plus que son texte. Au XVIIIᵉ siècle déjà, certains sillonnaient l’Europe pour le compte de grands collectionneurs. On les appelait libraires. C’était un mot commode. Ils étaient déjà ce que nous sommes : des pisteurs.

Le compte exact est sur le site : combien nous sommes en France, ce qu’on apprend en tenant du papier du XVIe siècle entre les doigts, et les vols de bibliothèque dont le marché sait très bien qu’ils sont passés par lui.

Aujourd’hui, le milieu est étroit. Une dizaine en France, peut-être trente si l’on compte les intermittents. On se croise dans les salles de ventes, dans les réserves de bibliothèques, dans les arrière-boutiques du VIᵉ arrondissement. On se salue. On se jauge. On se méprise avec courtoisie.

Le rituel est immuable. Arriver avant l’ouverture. Regarder avant les autres. Fouiller les cartons mal décrits. Parler bas avec le commissaire-priseur. Ressortir avec le livre sous le bras pendant que les amateurs cherchent encore la notice.

Dans les romans, tout cela est brillant.
Dans la réalité, ça ressemble à des études notariales de province, à des trains de nuit pour Lyon ou Bordeaux, à des successions qui sentent la poussière et le renfermé. Beaucoup d’attente. Peu de miracles.

L’expertise : ni magie ni mystère

Dans les livres, je reconnais un faux en quelques secondes.
Pure fiction. Ou presque.

La vérité, c’est que l’expertise prend du temps. Des années. Des erreurs surtout. Il faut connaître les éditions, les vraies et les mauvaises. Les parisiennes du XVIᵉ, les lyonnaises approximatives, les contrefaçons hollandaises du XVIIᵉ, les impressions clandestines du XVIIIᵉ. Chaque atelier a ses tics, ses caractères, ses ornements.

Et puis il y a le contact.
Le vélin a une graisse particulière. Le papier vergé du début du XVIIIᵉ ne sonne pas comme celui de la fin du siècle. Une reliure du Gascon ne ment pas de la même façon qu’une Derome. Ça ne s’apprend pas dans les livres. Ça s’imprime dans les doigts.

Un libraire dijonnais m’a un jour raconté les faussaires. Il y parle de Théodore Hagué, relieur belge du XIXᵉ, spécialiste des armes apocryphes. Il prenait un livre sans intérêt, l’habillait de maroquin prestigieux, y plaçait des armoiries bien choisies. Le bibliophile payait pour posséder l’exemplaire du duc, pas pour lire le texte.

Les faux littéraires sont pires.
Thomas Wise, bibliophile modèle, a fabriqué pendant des décennies de fausses éditions originales. Shelley, Tennyson, Ruskin. Datations truquées, papiers convaincants. Il a fallu attendre 1934 pour comprendre. Pendant ce temps-là, tout le monde applaudissait.

Rien de surnaturel.
Juste de l’acharnement. Et des erreurs coûteuses.

Les clients : obsessionnels et prévisibles

Vidal Lamarca n’est pas une exception. C’est une moyenne.

J’ai travaillé pour un industriel lyonnais obsédé par Les Fleurs du Mal de 1857, avec les six pièces condamnées, en maroquin rouge. Tous les trois mois, le même appel. Même question. Même réponse. Il savait que si j’avais trouvé, il l’aurait su. Mais l’obsession n’écoute pas la logique.

Un autre ne collectionne que les livres ayant appartenu à la marquise de Pompadour. Pas des textes. Des objets. Des armes, des ex-libris. Il ne lit pas. Il touche. Il possède.

La relation est simple.
Il a besoin de mon flair. J’ai besoin de son argent. Ça fonctionne. Jusqu’à l’excès.

Il y a aussi les pénibles. Ceux qui discutent chaque prix en citant Drouot. Ceux qui trouvent toujours la reliure fatiguée, les coiffes frottées, la garde absente. Bien sûr qu’elle est fatiguée. Elle a trois siècles. Ceux-là ne sont jamais rappelés en priorité.

Le marché : zones grises garanties

Le milieu n’est pas propre.
Il ne l’a jamais été.

Christie’s a déjà dû retirer une Geographia de Ptolémée volée à la BnF. Même scénario avec un ouvrage de l’Arsenal quelques années plus tard. Les grandes maisons aiment la transparence tant qu’elle ne gêne pas la vente.

L’affaire Peyre reste un cas d’école. Un commissaire de police qui écoule pendant des années des livres rares, dont deux Pigafetta chez Sotheby’s. Deux exemplaires du même ouvrage rarissime en quelques mois. Personne ne pose de questions. Jusqu’à la prison.

On avance avec prudence. On évite de trop demander. Mais on sait qu’un faux pas ruine une carrière.

Les bibliothèques se font dépouiller régulièrement. Feuillets arrachés, gravures découpées, volumes entiers disparus. Certains réapparaissent. D’autres non.

Je ne touche pas à ça.
Principe, sans doute. Ou instinct de survie.

La vie quotidienne : romance et prosaïsme

Je prends le train. Je dors mal. Je fouille des bibliothèques poussiéreuses. Exactement ça.

Un mardi, Bordeaux. Succession non inventoriée. Odeur de renfermé. Trois pièces de livres. Quatre heures pour tout passer. Je repars avec six volumes. Dont « un Rabelais de 1534 » promis à la benne.

Le lendemain, Drouot. Réveil à l’aube. Trois cents lots mal décrits. Dans le 247, une plaquette de Verlaine. Édition originale. Estimée vingt euros. Achetée deux cents. Revendue trois mille.

Le surlendemain, appartement haussmannien. Divorce. Évaluation d’une bibliothèque entière. Quinze pour cent de commission.

Voilà le métier. Entre deux éclairs, beaucoup de fatigue.

Les revenus : loin du jackpot

On imagine le confort. On se trompe.

Certains mois sont bons. D’autres humiliants. Les frais tombent toujours. Les rentrées, non.

Deux stratégies. Le coup exceptionnel. Rare. Trois ou quatre fois l’an, les bonnes années.
Ou le volume. Marges modestes, répétition, épuisement.

Un Bérès existe toujours dans les récits. Les dizaines d’autres, beaucoup moins.

On continue parce qu’on ne sait rien faire d’autre.
Ou parce qu’on ne veut rien faire d’autre.

Les compétences : au-delà de l’érudition

Je ne suis pas infaillible. Je suis spécialisé.

Les généralistes survivent mal. Les niches tiennent. XVIᵉ parisien, illustré XVIIIᵉ, surréalisme. Chacun son territoire.

Il faut aussi sentir le marché. Le prix juste. Ni trop haut, ni trop bas. Et négocier. Toujours. Sans se fâcher. Parce que le milieu est petit. Ridiculement petit.

Enfin, il faut connaître les gens. Qui cherche quoi. Qui paye. Qui ment. Qui authentifie. Ces informations ne s’écrivent pas.

Le SLAM : le club fermé

Le SLAM est le graal officiel. Salons, annuaire, respectabilité.

Je n’en suis pas membre.
Choix personnel. Ou confort de l’ombre.

Le syndrome Corso

Alors, est-ce que j’existe ?

Oui. Et non.

Le métier existe. Les zones grises aussi. Mais le cynisme absolu, les intrigues permanentes, la solitude héroïque, tout cela relève du mythe.

La réalité, ce sont les trains, les cartons, les mails, la comptabilité. Et parfois, rarement, un livre qui surgit là où personne ne regardait.

Ces moments justifient peut-être tout le reste.
Peut-être.

Conclusion : mercenaire et bibliophile

Je suis une figure exagérée. Utile, mais incomplète.
Les vrais chasseurs ne sont ni héros ni salauds. Ils font circuler les livres. Ils maintiennent un lien matériel avec l’histoire.

Dans un monde où les librairies ferment et où l’on confond texte et fichier, ils rappellent que le livre est aussi un objet, une trace, une survivance.

Moi, je vais continuer à errer.
D’ailleurs, je dois filer. Toulouse. Un antiquaire parle d’un Voyage au bout de la nuit sur Japon, dédicacé à Lucette.
Probablement un faux.

Mais il faut vérifier. J’ammène Gabriel Varennes avec moi.

C’est ça, le métier.

Lucas Corso
Consultant en livres rares et éditions problématiques

Cote Guilde : GBO-CORSO-MER-001
Référencement : Cabinet des Élégances Parallèles – Série Lucas Corso – Le mercenaire du livre

2 Commentaires

  1. Vertigineux ! « apocryphe » semble le bon terme. Il y a du faux, de l’inédit, du mystérieux dans ce texte, tout autant que dans ce supposé (?) manuscrit. Et une réflexion sur les travers des bibliophiles… Parfait !

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