Les mots du livre et de la bibliophilie: Juvenilia

Amis Bibliophiles bonjour,
J’ouvre une nouvelle rubrique au sein du blog, Les mots du livre et de la bibliophilie, dont le principe est simple: prendre un mot au hasard dans l’un des nombreux ouvrages consacrés au livre et en donner une définition.
Aujourd’hui: Juvenilia.
Juvenilia (n.m.pl.) du latin juvenilia, « choses propres à la jeunesse » peut désigner deux choses en bibliophilie.
D’une part les ouvrages, images, cartes ou toutes sortes d’imprimés produits à destination des enfants et qui présentent un intérêt pour les amateurs. On parle alors d’une bibliothèque ou d’un catalogue consacrés aux juvenilia.

Et d’autre part, les oeuvres de jeunesse d’un auteur devenu reconnu. L’intérêt des juvenilia est alors évident car ils permettent parfois de voir poindre le futur style de l’écrivain ou au contraire de souligner la maturité finalement atteinte par celui-ci. Ces oeuvres précoces ont souvent faits l’objet d’impression et d’édition à petit nombre, ce qui renforce leur valeur aux yeux des collectionneurs.
H

La lettre du bibliophile

Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.

Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.

À lire ensuite

La Bibliographie

Le terme Bibliographie regroupe tout ce qui concerne la recherche sur les livres… plus communément, il est utilisé pour désigner les ouvrages de référence sur les livres.

En général, les bibliographies sont spécialisées, mais on en trouve également de plus générales. Pour ma part, j’utilise le Brunet (Manuel du libraire et de l’amateur de livres) pour les recherches d’ordre général et quatre bibliographies pour mes deux domaines de prédilection :
D’une part, le Chadenat (Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat, ancien libraire, qui présente près de 7200 notices) et le Polak (Bibliographie Maritime française depuis les temps les plus reculés jusqu’à 1914) pour les ouvrages concernant les voyages.
D’autre part, le Dorbon (Bibliotheca Esoterica) et le Caillet (Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes, sciences des mages, hermétique, astrologie, kabbale, franc-maçonnerie, médecine ancienne, mesmérisme, sorcellerie, singularités, aberrations de tout ordre, curiosités) pour les ouvrages plus ésotériques.
Avec le temps, internet a quelque peu remplacé ces sources, et je m’appuie souvent sur addall pour vérifier la collation d’un ouvrage, voire sur des catalogues de libraires réputés tels que Lebail-Weissert pour les ouvrages de voyage.
Vous le savez, j’évite totalement les incomplets, et ces sources sont très importantes pour vérifier soit la qualité d’une édition, l’illustration ou la pagination.
En réalité, je rêve de versions informatisées de toutes ces bibliographies, quelques une existent d’ailleurs sur CD-Rom ou DVD, mais à quand un support proposant les principales bibliographies?
Sujet proche… l’héraldique… pour lequel je confesse une nullité crasse. Il m’arrive parfois d’utiliser l’Armorial du Bibliophile (que vous pouvez retrouver facilement sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k77491b ou http://gallica.bnf.fr/ en utilisant le moteur de recherche), mais seules les grandes familles sont présentées, et j’ai ainsi un assez grand nombre de reliures aux armes non identifiées… Je me demande si je ne vais pas les vendre en une seule fois sur ebay à force!
Essayez-vous vous aussi d’identifier les armes qui figurent sur vos livres? Comment faites-vous?

HOuvrage présenté : les Voyages de Gulliver, 1762, 2 volumes in-12, 4 gravures dont deux en frontispice.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.