Miscellanées de Monsieur H.: la vraie bonne odeur des livres enfin à la portée de tous, une belle exposition de photos sur le salon du Grand Palais

Amis Bibliophiles bonjour,
Ca y est, le jour béni serait presque arrivé. Nous en avions déjà longuement débattu ici: l’odeur des livres, les odeurs des livres, ceux qui les détestent, ceux qui les vénèrent, et toutes les luttes vaines pour en venir à bout. Il fallait un génie pour mettre tout le monde d’accord, et le génie est venu d’outre-Rhin: la maison Steidl s’apprête en effet selon le magazine Focus à lancer un parfum reproduisant l’odeur des livres. Cette fragrance, nommée Paper Passion, a été développée à partir de différents échantillons de papier.  Le flacon reprendra lui la forme d’un ouvrage. Je dis merci, je dis bravo! Dès que la fragrance sera disponible, le Blog du Bibliophile la testera bien sûr pour vous.
Par ailleurs, je vous invite à découvrir une très belle exposition du photographe Philippe Busser à propos du salon du Grand Palais. Vous pourrez à la découvrir ici: http://wildnis-photography.com/?galleries=salon-du-livre-ancien-et-de-lestampe-grand-palais-paris-2011
Je trouve qu’elle retranscrit très justement l’atmosphère de ce très beau salon, et les habitués y reconnaîtront même des figures connues.
Très belles photos.
H

La lettre du bibliophile

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Rouen la bibliophile et ses librairies anciennes

Rouen la bibliophile et ses librairies anciennes

Amis Bibliophiles bonsoir,
Répondant à mon appel d’il y a quelques temps, notre ami Lauverjeat vous invite ce soir à découvrir Rouen avec les yeux d’un bibliophile.
Je continue de mon côté à travailler à l’amélioration du blog et vous proposerai d’autres modifications ce week-end.
« Rouen est une ville meurtrie par la guerre et miraculée. Elle possède des monuments splendides et rares : Cathédrale et sa cour des libraires, rues anciennes, maisons à pans de bois, aître, palais de justice, nombreux musées et patrie des Corneille et de Fontenelle (j’arrive aux livres !).Le manoir des Corneille
Ma visite bibliophile a inclu la maison de campagne des Corneille à Petit-Couronne riche de quelques E.O., et le pèlerinage sur les lieux de naissance de nos trois écrivains.
Côté libraires commençons par la librairie d’Elisabeth Brunet, 70, rue de la Ganterie. Les brochés modernes sont les plus nombreux. On y trouve un riche fond d’ouvrages de littérature en particulier, beaucoup de livres sur la Normandie (de toutes époques) et ailleurs et quelques très beaux livres reliés, notamment, lors de mon passage, par le relieur Smeers.La librairie Metais
La librairie Metais, 2, place Barthélémy, devant l’église Saint-Maclou s’ouvre dans un superbe magasin d’antiquités. Les livres exclusivement anciens sont cantonnés à deux petites pièces. Les amateurs de régionalisme normand les plus exigeants trouveront à coup sûr leur bonheur ; j’ai remarqué quelques éditions du XVIe siècle et quelques éphémères.La librairie Bertran
Au chevet de Saint-Maclou légèrement en contre-bas de la rue dans une maison à colombages, 110, rue Molière perche la librairie Bertran. Cette librairie est bien connue pour la diversité et la richesse de ses livres qu’elle présente assidûment dans les salons de bibliophilie parisiens et ses catalogues. Pour lors, ce 26 décembre la porte était close.La cour des libraires de la cathédrale ( Bibliothèque du chapitre)
Il faut encore voir la boutique du bouquiniste Trotta 148, rue Beauvoisine où les livres semblent disputer les derniers espaces libres aux clients et sûrement la librairie Magne 20, rue de l’Hôpital.
Pour moi j’ai trouvé un XVIIIe illustré en maroquin rouge chez un des nombreux antiquaires de la rue Damiette, j’ai contemplé un minuscule enluminé et sa reliure d’orfèvrerie au musée des Antiquités et je n’ai pas oublié que la bibliothèque municipale renferme les fameuses collections Leber et Coquebert de Montbret où il n’est pas rare de trouver le merle blanc qu’on cherche vainement à Paris.
Lauverjat
Merci, H

9 Commentaires

  1. D'autres textes d'Octave, peu connus car dispersés dans la presse de l'époque, sont aussi très intéressants et nous plongent dans l'ambiance bibliophilesque du moment : dommage que nous n'ayons pas de photographies équivalentes à celles présentées sur le Salon 2011, dont certaines valent qu'on les enregistre pour les garder comme témoins de l'histoire de la bibliophilie.

  2. non non Jean-Paul ! Je maintiens ! Jusqu'à ce que le nez touche… c'est olfactif et tactile…. (sourire). Evidemment, s'assurer auparavant que vous avez le nez propre et sec.

    Sinon je viens de lire ton article du DEL sur Uzanne. Bien bien maestro ! Belles pages sur le maître es livres et gaudrioles féminesques (sourire). J'ai noté deux petits oublis, les Instantanés d'Angleterre (1914 – tiré à 1.815 ex.), Le Sottisier des moeurs (1911, 80 ex. sur papier de luxe). J'aurais bien évidemment quelques questions à te poser. Comment sais-tu qu'il s'est fait "évincer" des Biblio Contempos ? J'aimerais bien savoir ce que tu sais des deux autres ventes de livres de 1898 et 1908 que tu cites, et dont je ne sais rien.

    Au plaisir de te lire,
    B.

  3. Splendides photographies !

    Concernant le parfum des livres, il serait vain de vouloir en faire une fragrance à mettre en bouteille pour la vendre, car il doit bien exister autant de parfums que de livres… des milliers agréables et subtiles, des milliers désagréables et repoussantes. Pour ma part je n'aime respirer les livres seulement in situ. Une astuce que je pratique et que je vous dévoile, si vous voulez essayer. Prenez un livre, ouvrez le sous votre nez, plongez votre nez au centre du livre, refermé légèrement le livre sur votre nez jusqu'à ce qu'il vous touche le nez. Ensuite n'inspirez pas de suite, mais expirez fortement plutôt, laissez votre air se mélanger avec les fragrances livresques une fraction de seconde, puis imméadiatement à la suite inspirer longuement et régulièrement pour bien capter les fragrances livresques. Et voilà, le tour est joué, vous voilà bibliofragrançophile (sourire).

    B.

  4. Steidl qui fait un "parfum-livre" ? Nous ne sommes pas le 1er avril ? Pour moi Steidl est un éditeur, je suis à côté de la plaque ? Quoi qu'il en soit, comme une partie de ma bibliothèque est dans ma chambre, je hume les livres assez souvent, pour ne pas avoir besoin d'un ersatz 😉

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