Miscellanées de Monsieur H.: la vraie bonne odeur des livres enfin à la portée de tous, une belle exposition de photos sur le salon du Grand Palais

Amis Bibliophiles bonjour,
Ca y est, le jour béni serait presque arrivé. Nous en avions déjà longuement débattu ici: l’odeur des livres, les odeurs des livres, ceux qui les détestent, ceux qui les vénèrent, et toutes les luttes vaines pour en venir à bout. Il fallait un génie pour mettre tout le monde d’accord, et le génie est venu d’outre-Rhin: la maison Steidl s’apprête en effet selon le magazine Focus à lancer un parfum reproduisant l’odeur des livres. Cette fragrance, nommée Paper Passion, a été développée à partir de différents échantillons de papier.  Le flacon reprendra lui la forme d’un ouvrage. Je dis merci, je dis bravo! Dès que la fragrance sera disponible, le Blog du Bibliophile la testera bien sûr pour vous.
Par ailleurs, je vous invite à découvrir une très belle exposition du photographe Philippe Busser à propos du salon du Grand Palais. Vous pourrez à la découvrir ici: http://wildnis-photography.com/?galleries=salon-du-livre-ancien-et-de-lestampe-grand-palais-paris-2011
Je trouve qu’elle retranscrit très justement l’atmosphère de ce très beau salon, et les habitués y reconnaîtront même des figures connues.
Très belles photos.
H

La lettre du bibliophile

Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.

Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.

À lire ensuite

Un article de CHarlie Hebdo consacré à Aristophil et à l’investissement dans les lettres et manuscrits

Un article de CHarlie Hebdo consacré à Aristophil et à l'investissement dans les lettres et manuscrits

Amis Bibliopiles bonjour, Charlie Hebdo, sous la plume de Laurent Léger,  consacre un article intéressant de son édition du 15 octobre 2014 aux « Niches fiscales qui transforment le papier en or« . Selon l’hebdomadaire près de 15000 clients ont investi dans des dispositifs élaborés à la rentabilité encore incertaine.  Selon Charlie Hebdo, « le parquet de Paris a ouvert au printemps une enquête préliminaire sur le chef d’escroquerie pour vérifier les activités d’Aristophil, une société créée par Gérard Lhéritier proposant des investissements dans les manuscrits et les vieilles lettres« . Toujours selon l’hebdomadaire, « une procédure traîne depuis 2010 à la Répression des fraudes (DGCCRF), mais le procureur décidé d’agir, semble-t-il, en raison du risque désormais patent. Plus de 15000 clients y ont investi. « La puissance publique a la trouille que tout explose », décrypte l’un de ceux qui surveillent le dossier. » Aristophil s’est récemment illustré en acquérant pour 7 millions d’euros le manuscrit de Sade, les Cent Vingt Journées de Sodome. Le principe proposé par Aristophil est de « concocter des lots avec ces documents, chaque lot étant divisé en plusieurs centaines de parts vendues à des investisseurs. Un découpage virtuel: en achetant, on devient copropriétaire en indivision des œuvres pour 5 ans, mais les manuscrits restent physiquement chez Aristophil, dans un coffre, ou sont exploités via le Musée des Lettres et manuscrits, créé par le même Lhéritier« . Comme le souligne Laurent Léger, chacun de ces documents étant unique, il est très difficile d’établir une cote, d’autant plus qu’un acteur aussi influent qu’Aristophil fait potentiellement augmenter les prix par sa seule action sur le marché.  Une des questions posées par ce type d’investissement est la récupération de ses fonds ou de son bénéfice alors que les contrats proposés par ce type d’acteur ne garantissent aucune plus-value, même si des conseillers en patrimoine qui interviennent sur ce marché promettent parfois des intérêts mirifiques… Une autre question pourrait se poser si tous les investisseurs décidaient de récupérer leur mise en même temps, dans la mesure où Aristophile n’est pas un établissement financier et n’est donc pas obligé « de disposer d’une trésorerie susceptible de couvrir les dettes« . Or près de 600 millions d’euros auraient été investis. En Belgique, Aristophil f’ait également l’objet d’une enquête mais n’a pas été inculpé. L’article se termine d’une façon cocasse, en évoquant un possible gain de 170 millions d’euros pas Gérar Lhéritier à un tirage Euromillions en 2012, information démentie par l’intéressé… Rocambolesque! Un article intéressant en tout et une bonne raison, entre autres, d’acheter de temps en temps ce journal satyrique. A regarder aussi, une vidéo intéressante: http://www.quechoisir.org/argent-assurance/epargne-fiscalite/placement-financier/actualite-lettres-et-manuscrits-camera-cachee-des-methodes-de-vente-a-revoir H PS : le Blog du Bibliophile étant très soucieux de la réputation d’Aristophile ou d’autres sociétés actives dans ce type d’investissement, nous serons bien sûrs très heureux de publier leurs commentaires ou rectifications éventuelles.  

9 Commentaires

  1. D'autres textes d'Octave, peu connus car dispersés dans la presse de l'époque, sont aussi très intéressants et nous plongent dans l'ambiance bibliophilesque du moment : dommage que nous n'ayons pas de photographies équivalentes à celles présentées sur le Salon 2011, dont certaines valent qu'on les enregistre pour les garder comme témoins de l'histoire de la bibliophilie.

  2. non non Jean-Paul ! Je maintiens ! Jusqu'à ce que le nez touche… c'est olfactif et tactile…. (sourire). Evidemment, s'assurer auparavant que vous avez le nez propre et sec.

    Sinon je viens de lire ton article du DEL sur Uzanne. Bien bien maestro ! Belles pages sur le maître es livres et gaudrioles féminesques (sourire). J'ai noté deux petits oublis, les Instantanés d'Angleterre (1914 – tiré à 1.815 ex.), Le Sottisier des moeurs (1911, 80 ex. sur papier de luxe). J'aurais bien évidemment quelques questions à te poser. Comment sais-tu qu'il s'est fait "évincer" des Biblio Contempos ? J'aimerais bien savoir ce que tu sais des deux autres ventes de livres de 1898 et 1908 que tu cites, et dont je ne sais rien.

    Au plaisir de te lire,
    B.

  3. Splendides photographies !

    Concernant le parfum des livres, il serait vain de vouloir en faire une fragrance à mettre en bouteille pour la vendre, car il doit bien exister autant de parfums que de livres… des milliers agréables et subtiles, des milliers désagréables et repoussantes. Pour ma part je n'aime respirer les livres seulement in situ. Une astuce que je pratique et que je vous dévoile, si vous voulez essayer. Prenez un livre, ouvrez le sous votre nez, plongez votre nez au centre du livre, refermé légèrement le livre sur votre nez jusqu'à ce qu'il vous touche le nez. Ensuite n'inspirez pas de suite, mais expirez fortement plutôt, laissez votre air se mélanger avec les fragrances livresques une fraction de seconde, puis imméadiatement à la suite inspirer longuement et régulièrement pour bien capter les fragrances livresques. Et voilà, le tour est joué, vous voilà bibliofragrançophile (sourire).

    B.

  4. Steidl qui fait un "parfum-livre" ? Nous ne sommes pas le 1er avril ? Pour moi Steidl est un éditeur, je suis à côté de la plaque ? Quoi qu'il en soit, comme une partie de ma bibliothèque est dans ma chambre, je hume les livres assez souvent, pour ne pas avoir besoin d'un ersatz 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.