Les Bibliophiles de Reims: une rare médaille pour une société de bibliophiles peu connue.

Amis Bibliophiles bonjour,
C’est en trouvant le jeton que vous trouverez la société de Bibliophiles… Je n’avais ainsi jamais entendu parler des Bibliophiles de Reims avant de chiner cette jolie médaille.

Il est inhabituel à plusieurs titres: d’une part il est assez grand par rapport aux autres jetons, 60 mm, d’autre part il est en plomb, et enfin il porte le nom de tous les sociétaires, ce qui en fait un témoin idéal de la vie de la société.
En le détaillant on sait tout ou presque de cette société. On connaît sa durée, du 8 août 1841 au 11 juin 1843; on connait son but « faire imprimer des ouvrages inédits ou devenus très rares »; on connaît le nombre de publications, 12.


On connaît enfin la composition du comité d’administration, et le nom de tous les sociétaires.

Il aurait plutôt été émis à l’occasion de la dissolution de la Société. On peut supposer que le tirage en a été limité au nombre des membres, soit 16 exemplaires ?


On notera que bibliophilie et champagne font bon ménage.

H

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Escapade de Bibliophile: le musée de la reliure de Beaumesnil

Escapade de Bibliophile: le musée de la reliure de Beaumesnil

Amis Bibliophiles bonjour,
Notre ami Lauverjat a eu la chance de pouvoir se rendre au château de Beaumesnil, connu pour son musée de la reliure et vous livre aujourd’hui ses impressions. Ce château baroque Louis XIII, aimé de Jean de la Varende, nous a été présenté par Jean-Paul Fontaine dans le troisième numéro de la NLRA. Son dernier propriétaire, Jean Fürstenberg (dont Christian Galantaris dresse le portrait dans la même revue) et son épouse le transformèrent en fondation en 1964. Fondation dont l’objet est de “Préserver, restaurer et maintenir le Château de Beaumesnil, la bibliothèque pour en constituer un musée de la reliure ; conserver la collection; acquérir et recevoir d’autres livres anciens ; constituer un Centre Culturel.” De fait, le château abrite depuis 1979 un Musée de la Reliure. 450 reliures sont visibles dans les différentes salles du château à commencer par le sous sol qui abrite également les outils du relieur, une presse et un massicot. La collection exposée comprend de nombreuses reliures anciennes allemandes, italiennes et d’europe centrale, de belles reliures XVIIIe aux armes et XVIIe aux petits fers ou à l’éventail françaises, mais peu de reliures médiévales non plus que modernes. À l’étage, le bibliophile s’attarde un peu plus dans la vaste bibliothèque à galerie pour juger sans doute si sa modeste collection y trouverait place… L’un des agréments de la visite consiste à parcourir les salles meublées de la demeure parsemées de vitrines de livres. On remarque ici une reliure brodée, là une reliure aux armes peintes, toutes dans un état désirable à vous donner le vertige avant de descendre le grand escalier. L’ accueil m’a semblé cependant faire peu de cas de ces trésors. Aucune documentation sur les collections, peu d’informations techniques (sinon les petits cartels parfois corrigés à la main), pas même une carte postale de reliure, aucune communication spécifique dans la région sur les livres.La fondation dans son ensemble me semble en mal d’argent et de perspective sur ce Musée de la Reliure. Outre les appels aux donateurs, on a remarqué la vente aux enchères de douze livres précieux le dimanche 18 juillet dernier au château de Miromesnil.  Dominique Courvoisier en assurait l’expertise. Tous les résultats ne me sont pas connus, mais le catalogue des spécimens de fers du relieur Thouvenin (parergorum specimina) n’a sans doute pas trouvé preneur (estimation 80000/100 000 euros). En revanche, les Archives Nationales ont préempté le manuscrit du  double du compte pour l »Espargne pour l’année 1616″ (de Louis XIII) 43 000 euros. Le procès verbal manuscrit de “interrogatoire faict à François Ravaillac par M. Achilles de Harlay, premier président…” a été vendu 29 500 euros. Cette vente des “bijous de la couronne” fait suite à celle des incunables à Drouot chez Ader Picard Tajan le 16 novembre 1983.
Que mes craintes soient fondées ou non, le château mérite la visite (en famille aussi). Une architecture surprenante, de beaux jardins, un parc splendide, un mobilier choisi, quel plus bel écrin souhaiter pour la reliure ancienne?
http://www.chateaubeaumesnil.com
Lauverjat
Merci Lauverjat,H

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4 Commentaires

  1. L'épreuve en plomb n'est peut-être pas la médaille à son état définitif. Je ne suis pas expert, mais il me semble que les médailleurs font assez fréquemment des épreuves en plomb, en court de travail, pour voir le rendu de leur travail, avant la mise en oeuvre de la médaille dans son métal "noble" (or, argent, cuivre, bronze…)

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