Portrait de libraire: Daniel, bibliophile, mélomane et libraire passionné

Amis Bibliophiles bonjour,
Je vous propose aujourd’hui de découvrir le joli portrait d’un ami libraire, fidèle lecteur et animateur du blog, et chez lequel j’ai d’ailleurs passé une très belle après-midi à passer de livres autour d’un bon vin il y a quelques semaines. Bibliophile passionné, et tombé très tôt dans le livre, Daniel exerce aujourd’hui le métier de libraire avec la même passion.
Bonjour Daniel, pourriez-vous nous parler un peu de vous et de votre librairie ? Comment êtes vous arrivé au livre ancien, puis au métier de libraire?
Issu d’une famille rurale et d’une fratrie assez nombreuse, il y avait peu de livre, et pas de bibliothèque dans la maison. Un oncle séminariste, mort trop tôt à la guerre de 39 avait laissé une série de « Noël » revue reliée par ses soins et dont le dernier semestre est resté sans dorure, inachevé, une petite presse à endosser et deux polices le tout retrouvé dans un grenier. Manque de livre ou envie de prolonger l’œuvre balbutiante de cet oncle ? J’en parlerai à mon psy ! Dès mes premiers jobs et émois poétiques d’adolescent, j’ai acheté des livres, beaucoup de livres de poésie Gallimard avec la petite photo de l’auteur sur le dos. Mon premier achat de livres de collection prête à sourire, car c’étaient trois grands livres illustrés de gravures, les œuvres de Verlaine, Baudelaire et Rimbaud achetés en solderie. « on n’ est pas sérieux quand on a dix-sept ans » !… Je m’étais par ailleurs beaucoup documenté pour me mettre à la reliure en autodidacte. (Rassurez-vous, j’ai arrêté depuis, c’est un métier !)
J’ai acquis mon premier livre ancien en 1984 (Pensées ingénieuses des anciens et des modernes, Sebastien Cramoisy 1689), et depuis les étagères se sont multipliées ! Des responsabilités dans diverses industries m’ont amené à de nombreux déplacements, une profonde amitié avec un fantasque libraire spécialiste du XVIe,  une pratique pas malhabile de la restauration, l’heure de l’ouverture de la chasse avait sonné… Internet n’était pas encore là, (je ne suis pas un vieillard mais il y a seulement 25 ans le marché était comme il y a deux cent ans ! et l’on pouvait acheter les ordonnances de Grenoble à Toulouse pour peu de chose et les échanger à Grenoble pour augmenter sa collection). Les déplacements en France et à l’étranger ont été vraiment un atout pour chiner, trouver de bons livres. Ayant une famille qui devait vivre, pour ne pas la pénaliser, j’ai souvent utilisé le principe d’acheter trois ouvrages, cela permettait de  négocier le prix, j’en gardais un pour moi et les deux autres finançaient celui que je gardais. Une âme de libraire était sans doute en train de naître.
Après le démarrage d’une structure industrielle totalement robotisée, mon dernier employeur m’a gentiment remercié, et le citron n’avait plus beaucoup de gouttes à tirer ! Mon regard s’éclairait quand je parlais livre ou musique, mais restait terne devant un tableau TPM. Il était l’heure pour moi de faire le bilan, soit je replongeais dans  l’industrie et son stress pour agrandir ma bibliothèque, sans voir ma famille, ni lire mes livres !, soit je trouvais un certaine forme de liberté. J’ai pensé que tous ces livres, cette connaissance des livres anciens acquise au fil des ans, devait être vecteur de liberté et non d’enfermement ( à quoi bon admirer le siècle des lumières pour continuer sans changement), j’ai donc décidé de tenter l’aventure de la librairie, fortement poussé par mes livres anciens, par cet ami libraire, et également soutenu  par ma femme que je remercie au passage pour sa patience, notre maison ayant souvent plus une allure d’espace de tri et de stockage que du cocon traditionnel ! Sans compter les évidents changements de sécurité matérielle que cela engendre…
Vous qualifiez-vous plutôt de bibliophile libraire ou de libraire bibliophile… ou bien encore autrement ?
Daniel et l’EncyclopédiePar nécessité économique je suis maintenant plus libraire que bibliophile, mais j’ai malgré cela gardé une âme de bibliophile et de passionné, j’ai simplement limité ma collection personnelle à quelques sujets précis. J’ai en main beaucoup plus de bons et beaux livres que quand j’étais seulement bibliophile. Ils sont simplement, comme nous de passage…Le fait d’être libraire, m’a également permis de réaliser quelques rêves de bibliophiles, auxquels je n’aurais sans doute jamais eu accès. Je pense par exemple à l’édition originale de l’Encyclopédie Diderot d’Alembert qui m’a toujours fascinée et dont j’ai la chance d’avoir un exemplaire.Ou à de nombreux livres à planches comme ce Vitruve, traduction française de Martin . Paris Jacques Gazeau  1547 ou encore à un travail d’expertise sur le Divine Proportion de Luca Pacioli Venise 1509 (Avec les gravures d’après Vinci)
Vitruve, traduction française de Martin . Paris Jacques Gazeau, 1547 Avez-vous des domaines de prédilection, ou votre approche est-elle éclectique et vous fonctionnez au coup de cœur ?
Reliure monastique Antiphonaire manuscrit d’Autel entièrement peint sur velin.
Monumental travail Espagnol tardif début XVIIIe. Mon domaine de prédilection est bien sûr le livre ancien avec une préférence pour l’histoire de l’imprimerie et les livres en gothique XVe et XVIe, mais j’ai également un côté bibliopégimane. J’aime l’objet livre, une belle reliure monastique avec ses fermoirs, le côté très spontané des reliures anciennes courantes me séduit. J’ai été longtemps insensible aux reliures XIXe et modernes, mais j’avoue que depuis quelques années elles me touchent également. Le parfait galbe du plat d’une reliure de Marius Michel, qui fait un petit  « ploc » quand il se referme, m’émeut, de la même manière qu’un livre non rogné du XVIIIe dans son brochage d’attente d’origine va me séduire par sa virginité.
Je ne suis pas un bibliophile monomaniaque, j’ai souvent fonctionné au coup de cœur, sans grand dessein. J’ai toutefois collectionné les livres de musicologie et de théorie musicale, les atlas, les impressions lyonnaises.
En tant que libraire en province, je suis très pragmatique dans mes achats, je dois m’appuyer sur un certain volume de livres moyens pour affiner et augmenter à terme mon offre de beaux et rares livres. Et j’apprends beaucoup avec les bibliothèques achetées, reflets d’une personnalité, d’une culture…J’ai découvert ainsi la pataphysique et les originaux de Vian, un autre était fan d’Apollinaire. Un autre de Maurras et Pétain. Si les héritiers avaient lu les livres, ils seraient parfois moins fiers de la bibliothèque de grand papa !  Mais j’apprends également avec mes clients qui sont souvent impressionnants de spécialisation et d’érudition dans leur domaine et qu’il est très important d’écouter.

Mirouer des princes Gilles de Romme Paris Eustache 1517 N’en déplaise à certains je m’intéresse assez peu aux illustrés modernes et aux cartonnages et percaline que je connais donc beaucoup moins.
Marius Michel Détail d’un dos mosaïqué: Dumas la Dame de Monsoreau Levy 1903.
 Exemplaire sur chine enrichi d’originaux de Maurice Leloir et relié plein maroquin doublé, pour Raymond Claude Lafontaine, grand bibliophile.
L’envers du décor: quelques galbes de maîtres relieurs qui font « ploc » à partir de la gauche Canape Belz, Trautz Bauzonnet, Marius Michel, Marius Michel, Chambolle Duru, Champs. Où vendez-vous vos livres ?
Jusqu’à ce jour, je les vends principalement de trois manières :
1) Sur Internet via ebay, et via un site marchand www.livre-luxe-book.com que j’ai créé il y a quatre ans, avec dès le départ l’idée de faire entrer les visiteurs dans le livre par de nombreuses photos et de faire des notices accessibles au plus grand nombre.
2) Je fais également quelques rares salons et un marché dominical aux « Puces du canal » à Lyon quand le temps le permet. J’alterne des semaines avec du tout-venant et des semaines ou  je présente également de très bons livres anciens. C’est important de garder un contact de terrain.
3) En contact direct avec un fichier client. Je trouve que c’est une manière des plus agréables de travailler. Trouver les livres que vos clients attendent, les contacter, parfois même avant l’achat, cela permet de nouer des liens assez forts, mais en contrepartie cela demande un grand professionnalisme, les clients étant de deux profils, soit très spécialistes de leur domaine, soit à l’inverse nouveau bibliophile et s’en remettant totalement à votre compétence pour créer une bibliothèque et un patrimoine.
Dans ce cadre je développe une activité d’expertise et de conseil. Vous voulez acheter un livre ancien d’un montant très important, si vous êtes novice ou non professionnel du livre, il est plus prudent de le faire contrôler par un libraire ou expert totalement  indépendant. Cela peut éviter des mauvaises surprises que vous découvririez quelques années plus tard, et qui ramèneraient votre placement plaisir à valeur proche de zéro  !… (Le fait d’acheter dans le grand circuit international ne vous garantit pas à 100%, j’en reparlerai sans doute…)
Je n’ai pas encore publié de catalogue papier, les livres prenant finalement assez rapidement leur envol, et le catalogue internet volant une grande partie mon temps, peut-être un jour prochain ?…
Quel avenir imaginez-vous pour le métier de libraire ?
Avec l’accès aux données numérisées, la place de la bouquinerie et du livre d’étude va aller en s’amenuisant, les grandes bibliothèques de documentations spécialisées risquent de disparaitre, et le fait de constituer de telles bibliothèques aussi.
Le marché des belles éditions anciennes, des éditions originales, des grands papiers, des ouvrages uniques passé dans les mains de l’auteur, des livres objets, va sans doute prospérer et continuer à faire le bonheur du libraire et du bibliophile.
Le libraire doit avoir un rôle de conseil et d’expert. C’est pour lui le seul moyen de conserver une clientèle fidèle, c’est une garantie à apporter au bibliophile. Mais nous devons également ouvrir au plus grand nombre le monde du livre en le rendant psychologiquement accessible, sans jargon excessif.
Faire appel au libraire, c’est, il me semble encore de nos jours le meilleur moyen de transmettre une bibliothèque de qualité moyenne* et d’en assurer une dispersion intelligente et valorisante. Le libraire a un réel rôle à jouer dans la conservation et la valorisation du patrimoine. En réalisant leurs fiches, en réintégrant des ouvrages dans des collections privées ou publiques, il sort les livres de l’anonymat, les valorise et pérennise leur survie pour les années futures.Le domaine est si vaste que le libraire doit toujours rester modeste, prêt à apprendre, et non arrogant, le libraire de l’avenir sera accessible, à l’écoute et plus partenaire, que fournisseur de son client.
*Les plus exceptionnelles allant aux enchères comme de tout temps.
Quel est le ou les livres qui vous font rêver ?
Les livres qui me font rêver sont nombreux, trouver un jour un exemplaire inconnu de l’Harmonie Universelle de Marin Mersenne paru à Paris en 1636 chez Sébastien Cramoisy serait un bonheur suprême, nous n’en connaissons malheureusement que quelques exemplaires répertoriés, je vais donc sans doute me contenter du facsimilé du CNRS de 1963 pendant de nombreuses années. C’est un ouvrage très riche, une mine pour l’organologie.L’Encyclopédie, ce monument éditorial et symbole des Lumières paru à partir de 1751 sur plus de vingt ans, m’a fait longtemps rêver, j’avoue que lors du collationnement (une bonne journée) des 3129 planches de l’édition originale in folio, un frisson m’a parcouru, et j’étais comme un enfant qui ouvre son paquet de Noël, totalement émerveillé, je le suis toujours…
Diderot, planche de l’imprimerie Et les livres que vous possédez déjà ou que vous avez eus et qui vous sont particulièrement chers ?
J’ai cherché de nombreuses années Le traité d’harmonie de Jean-Philippe Rameau, édition originale parue en 1722, la même année que Le clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach.
Il m’a échappé une première fois par manque de moyens, puis j’ai fini par en faire l’acquisition. Ensuite sur plusieurs années, j’ai rassemblé les éditions originales des autres traités d’harmonie de Rameau. Outre leur contenu technique très intéressant, c’est aussi la symbolique de leurs titres qui m’a attiré : définir le principe de l’harmonie, beau sujet non ? Qui n’est pas à la recherche d’une certaine harmonie dans sa bibliothèque et également dans sa vie ?
Rameau, de gauche à droite: Traité de l’Harmonie réduite à ses principes naturels Paris Ballard 1722, Génération Harmonique Paris Prault 1737, Démonstration du principe de l’harmonie Paris Durand 1750 relié avec nouvelles réflexions sur le principe de l’harmonie, Paris Durand 1752, et Reflexions sur la musique par Blainville Genève 1754. En reliure à la Duseuil Code de musique pratique ou méthode pour apprendre la musique même à des aveugles(…) suivi de nouvelles réflexions sur le principe sonore Paris imprimerie royale 1760.J’avais également une belle édition du fasciculus temporum imprimé en 1484 à Venise, je me suis résolu à la vendre mais j’en ai profité une vingtaine d’années. Sa présentation était très avant gardiste avec une échelle du temps traversant l’ensemble de l’ouvrage, de nombreuses petites figures de villes et cités détruites, et la première représentation de Venise imprimée, ce, seulement trente ans après l’invention européenne de l’imprimerie.
Rolewink Venise 1484Un autre texte me fascine, ce sont Les caractères de  La Bruyère, un seul livre et tout est dit sur les rapports humains. J’en ai de nombreuses éditions, 2e, 4e, 4e de Lyon, 7e, 8e  (merci ebayana de Hugues tout récemment), 9e, 10e et de nombreuses éditions critiques également. De la 1ere à la 9eme édition définitive ce livre a constamment évolué et été augmenté par La Bruyère. La bibliographie comparative est un domaine très intéressant, j’aime avoir plusieurs éditions du même texte.
Caractères de Gauche à droite In 4 avec les notes de Costes Paris 1765,
in-12, 2e, 4e, 4e lyonnaise, 7e, 8e, 9e,10e, en vélin
Edition de Théophraste bilingue grec latin avec les notes de Casaubon Lyon Pierre Ravaud 1638, etc.. Vous savez que les lecteurs du blog aiment les belles histoires, auriez-vous une anecdote à nous raconter?
J’avais repéré il y a quelques années, la mise en vente sur internet de L’astrolabium planum présenté comme rare facsimilé XIX e, d’un incunable vénitien à figures. Je prends rendez-vous dès le lendemain, et après quelques centaines de kilomètres, j’ai le livre en main. En fait de facsimilé, ce semblait bien être un incunable lavé, fortement pressé et modestement relié au XIXe.  Je repars avec l’ouvrage persuadé à 99,9 % que c’est réellement un incunable mais devant le prouver.
Il existait deux exemplaires publics facilement accessibles en France pour comparer et lever l’infime doute : bibliothèque de l’observatoire à Paris et bibliothèque de Besançon. J’ai pris directement rendez-vous à la bibliothèque de Besançon la semaine suivante, et là, bonheur…c’était bien le même papier, les mêmes défauts des bois, la même lettrine inversé, plus aucun doute possible…Ce fac-similé était bien un original !… .( imprimé par Emericu da Spira pour Giunta en 1494)
D’une manière plus générale chaque fois que j’ai eu un incunable ou un livre exceptionnel, j’en ai fait la collation parallèle avec un exemplaire d’un fond ancien d’une bibliothèque publique ou privée, ce sont toujours des moments très forts, sympathiques, les conservateurs se prêtent avec plaisir à cet exercice, puisque c’est un apport mutuel. Là c’est souvent très drôle et anecdotique,  il y aurait quelques têtes à filmer, quand on vous porte avec d’infinies précautions, en vous donnant mille recommandations l’exemplaire de la bibliothèque sorti de la réserve, et que de votre côté vous sortez un autre exemplaire (parfois en meilleur état) de votre sac de surgelé Lidl! (ces sacs isothermes aluminisés sont très pratiques pour éviter les chocs thermiques et les vols à l’arraché !)
Enfin, vous êtes un visiteur fidèle du blog, qu’en attendez-vous ?
Je suis très admiratif de l’énorme travail réalisé,  et  j’espère que cela pourra continuer encore longtemps, les billets et les commentaires sont souvent  une mine précieuse d’information et d’érudition. Quand Monsieur Fontaine poste un commentaire,  respect…Quand Bernard vulgarisateur hors norme m’explique la science avec pédagogie et clarté,  je comprends, et cela donne envie. Quand Lauverjat nous écrit l’OHR pour les nuls c’est un vrai plaisir. Quant aux miscellanées du maître des lieux, ce sont toujours des portes ouvertes sur des débats intéressants…,et  merci à tous les autres participants qui en oeuvrant pour le livre, travaillent pour nous libraires !…Les ebayanas, c’est l’incontournable rendez-vous sympathique où l’on aime que nos livres soient présents ou absents suivant notre position d’acheteur ou de vendeur!
Je suis persuadé qu’un tel blog fait plus pour ouvrir la bibliophilie au plus grand nombre que certaines grandes associations de libraires !…. Seuls certains commentaires emballés m’étonnent parfois, rien ne sert d’avoir des livres dans ses étagères,  si on ne sait en débattre avec courtoisie, ce surtout par respect pour vous Hugues qui heureusement veillez ! 
De plus, c’est un lieu de convivialité, et quand nous traversons l’écran, la bibliophilie devient art de vivre. Un bon livre et un bon vin prennent  tout leur sens, tous nos sens et sont bien meilleurs quand ils sont partagés en agréable compagnie, laissant alors des souvenirs communs gravés dans nos esprits.
Je souhaite donc longue vie au blog du bibliophile. Et ayant déja trop abusé de votre temps, laisse la parole à Eluard, un des 30 exemplaires d’auteur, Edition originale de Capitale de la Douleur. Envoi à André Gaillard. Reliure signée Daniel Saporito 2000
    En vous souhaitant une année 2012 pleine de liberté.


Merci Daniel.H
Pour contacter Daniel: Librairie Daniel Bayard21a Chemin de l’Etang69390 MilleryTous les jours, mais uniquement sur rendez-vous.www.livre-luxe-book.comContact : d.bayard@livre-luxe-book.comTel : 06 09 70 69 59

11 Commentaires

  1. Très beau portrait qui nous indique la direction à suivre quand on cherche l’harmonie sans vouloir passer pour un baroque ! Je pense, comme Daniel, que nous ne sommes que des passeurs de livres. Ce métier offre l’extrême avantage de nous mettre dans les mains des ouvrages que nous n’aurions jamais osé nous offrir si nous avions choisi de continuer notre carrière professionnelle. Il faut faire des choix. C’est plus facile quand la femme accepte cette prise de risque (elle existe aussi dans la pérennité du couple !). C’est pourquoi avec Daniel, je rends hommage à nos compagnes bibliophilophiles ;-)) Pierre

  2. Merci pour ce beau portrait. J'ai eu l'occasion de rencontrer Daniel d'abord à un dîner de bibliophiles, en marge du Grand-Palais, puis chez lui où il m'a "attiré" en me proposant une extraordinaire collection des cartes de Cassini coloriées couvrant tout le Dauphiné. Je le remercie encore de me les avoir directement proposées. Au passage, lors de ce sympathique échange, il a sorti de derrière les fagots (si j'ose dire) une petite plaquette qui a aussi fait mon bonheur de bibliophile dauphinois.
    Ce portrait reflète la passion que j'ai sentie lors de nos échanges.
    Jean-Marc

  3. Il faut venir avec ses fagots aux dîners de bibliophiles???
    Je plaisante (évidemment). Bel auto-portrait qui ressemble à bien des libraires que je connais et qui sont le sel de la bibliophilie.
    Bonne soirée,
    Olivier

  4. Très beau portrait d'un bibliophile passionné.
    Ah ce que j'aimerais sauter le pas pour devenir libraire comme Daniel!
    Mais je vois sans doute uniquement le bon côté du décor…
    Encore merci de nous avoir fait partager un peu de ce plaisir pour les livres et très bonne année 2012!

    cordialement,

    Wolfi

  5. Merci pour ce beau portrait.
    J'espère Daniel pouvoir compter sur votre signature pour ma candidature de témoignage à l'élection présidentielle pour soutenir la Bibliophilie et l'amour du livre 🙂
    encore 499?

    Lauverjat

  6. comment ça les librairies ne sont pas toutes nées au XIXe siècle, comme leur tenancier d'ailleurs ? ah mais si on peut plus se fier aux clichés !
    je me souviens du salon de Lyon l'an dernier, où fort gentiment Daniel m'a présenté ses trésors (enfin, ceux qu'il avait amené) longuement, en se décarcassant pour trouver quelque chose dans mon pauvre budget… ce n'est que partie remise !

  7. Merci à tous, de vos témoignages de sympathie qui font chaud au cœur.

    @ wolfi, votre analyse est juste, si vous voulez un jour parler de l'autre coté du décor, je suis à votre disposition, effectivement tout n’est pas forcément toujours aussi idyllique !…

    Daniel B.

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