Bibliophilie et Sciences: et pourtant elle tourne… ou les ouvrages de Galilée

Amis Bibliophiles bonsoir,

Inutile de vous présenter Galileo Galilei (1564-1642), contemporain de Pascal et de Descartes. Je me contenterai de vous présenter deux ouvrages de ce physicien exeptionnel.

Systema Cosmicum.Lugduni, J.A. Huguetan. 1641. 2ème édition latine.1 volume in-4 ; frontispice, (4), portrait, (8), 377, (23) pp.La première édition latine sous le titre Systema cosmicum, par Math. Bernegger, parut à Strasbourg en 1635


Les adversaires de Copernic prétendaient que « la Terre ne peut pas tourner autour du Soleil car la Lune ne pourrait pas suivre la Terre dans sa course ». Or le 7 Janvier 1610, avec une lunette qui grossit 30 fois, Galilée observe que quatre satellites tournent autour de Jupiter. Cette planète est donc  suivie dans son mouvement par ses satellites qui tournent autour d’elle.  Dès le mois de mars 1610, Galilée fait paraître ses observations dans un livre,  Le messager des étoiles . Le succès est immédiat parmi les savants, mais l’Église  n’admet pas que la Terre ne soit pas immobile. En 1611, le cardinal qui a fait brûler Giordano Bruno, ordonne une enquête sur Galilée par l’Inquisition. Les 25 et 26 février 1616, la censure est ratifiée par l’Inquisition et par le pape Paul V et la théorie copernicienne est condamnée. Galilée  est prié de n’enseigner sa thèse qu’en la présentant comme une hypothèse. Cet arrêté s’étend à tous les pays catholiques. Dès 1616, l’inquisition fait confisquer le livre de Galilée dans toutes les librairies d’Europe sauf en France.
En février 1632, Galilée, protégé par le pape Urbain VIII et par le grand-duc de Toscane Ferdinand II de Médicis, fait paraître en italien à Florence Dialogo di Galileo galilei sopra i due massimi sistemi del mondo, Tolemaico e Copernicano où il compare le géocentrisme de Ptolémée avec le système héliocentrique de Copernic.  Le dialogue fait la part belle ouvertement à Copernic. Il se déroule à Venise sur quatre journées entre trois interlocuteurs : Filippo Salviati, un Florentin partisan de Copernic, Giovan Francesco Sagredo, un Vénitien éclairé mais sans a priori, et Simplicio, un piètre défenseur de la physique aristotélicienne. Le pape Urbain VIII est furieux ; il avait demandé à Galilée une présentation des deux théories pas un plaidoyer pour faire triompher Copernic. De plus il croit se reconnaître sous les traits de Simplicio. Galilée est accusé d’hérésie et est jugé le 21 Juin 1633 à 70 ans. Devant le tribunal de l’inquisition à Rome, il essaye de se défendre et de convaincre ses juges, mais par peur de la torture, il renonce à soutenir ses théories le 22 Juin 1633. Il se rétracte et abjure le système cosmologique de Copernic. La légende lui attribue la célèbre exclamation « Et pourtant elle tourne! » Galilée est condamné à passer la fin de ses jours dans sa villa d’Arcettri près de Florence sous la surveillance de l’Inquisition. Amer, aveugle, Galilée meurt 9 ans plus tard en 1642.
Un autre ouvrage de Galilée:

 Les Mechaniques de Galilée.Paris, Henry Guenon. 1634. EO.1 volume in-8 ; (20), 88 pp.
Adaptation française, par Marin Mersenne (1588-1648),  des  Meccaniche  de Galileo Galilei  qui ne paraitront  en italien qu’en 1649, à Ravenne. Cette édition doit être considérée comme l’édition originale. A sa traduction, Mersenne a ajouté des observations personnelles ; en particulier Mersenne découvre que la fréquence d’un pendule est inversement proportionnelle à la racine carrée de sa longueur, ce que Galilée ne dira qu’un an plus tard. (DSB VIII, 319).L’ouvrage est divisé en dix-neuf chapitres : Dans lequel l’utilité des Méchaniques est expliquée – Des définitions nécessaires pour la science de la Méchanique – Des suppositions de cette science – D’un principe général – Advertissement sur les discours précédens – Du Tremeau, ou de la Romaine de la Balance et du Levier – Du tour de la roue, de la grue et du cabestan, etc – De la nature et de la force des poulies – De la viz – De la viz d’Archimède qui sert à élever l’eau – De la force de la Percussion. Et puis plusieurs additions.
Et pour finir  un ouvrage anti-galiléen de 1655 dont le titre en dit long sur l’esprit de système: l’expérience vient après Aristote!

L’interprète de la nature ou la science physique tirée d’Aristote et de Saint Thomas et de l’expérience divisée en huit livres.Laval, J. Ambroise. 1655.1 volume in-4 ; (8), 499, (12) pp.
D’après la Bibliographie du Maine, Silatan est le mot Natalis retourné. L’auteur est François Noël de Laval religieux dominicain au couvent de cette ville. Cet ouvrage est la traduction d’un traité latin qui a pour titre Interpres Naturae dont l’auteur a voulu mettre la doctrine à la portée des bons esprits qui n’entendent pas le latin. On retrouve également cette traduction en 1657 sous le titre La physique morale d’Aristote et de saint-Thomas, ou la Science de la Nature des connaissances des plus belles choses du monde.
L’ouvrage est dédié à Hubert de Champagne, marquis de Villaines. C’est en huit livres la physique d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin, témérairement soutenue, même dans ses systèmes les plus solidement réfutés à l’époque.
Livre premier. Du corps naturel en général : De la matière du corps naturel – De la forme.Livre second. De quelques espèces du corps naturel : Des corps simples, et des esprits matériels – Des mixtes imparfaits – Des mixtes solides, et consistants.Livre troisième. De l’accident – Si le corps peut estre éternel ? – Si le corps peut estre infini ?Livre quatrième. Du mouvement en général – Du temps.Livre cinquième. De la génération et de l’augmentation : De la privation – De la génération en général – De la génération des éléments – De la génération, et corruption du mixte.Livre sixième. Qu’est-ce que variation ou altération ? – De la vision – De l’audition – Des trois autres sensations extérieures, et de ce qui est commun aux sens extérieurs – De la sensation intérieure, et de l’intellection – De la sensation du convenable et de la passion. Livre septième. Que c’est que mouvement local – Du mouvement élastique – Du mouvement local des éléments – Du mouvement par machine – Du mouvement local composé qu’on appelle volutation – Que c’est que le mouvement magnétique – De la raréfaction, et condensation – De la raréfaction et condensation d’un tout invisible, autrement de la percolation de l’air.Livre huitième. Le mouvement céleste astronomie physique. Si le soleil est une flamme – De la nourriture du soleil – Des vapeurs qui montent au ciel de la terre – De la nature du firmament ; de son mouvement et de celui du soleil et des astres – Si le globe terrestre est mobile d’un mouvement local.


Les « Terre-Mouvants » avaient pourtant raison!!
Bernard

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Voyage au centre de la Terre ou le mythe de la Terre creuse.

Voyage au centre de la Terre ou le mythe de la Terre creuse.

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Le bibliophile aime les voyages comme le voyageur aime des contrées lointaines et exotiques. Le besoin de rêver sans doute, certainement une envie farouche d’un Ailleurs.

Cet Ailleurs, certains l’ont trouvé. Cook y a laissé sa vie, Colomb a marqué l’histoire à jamais, Marco Polo ouvre la voie du pays du soleil levant pour les occidentaux, les chinois auraient même découvert les Amériques dès 1299 (Colombie Britannique)…

Cet Ailleurs certains ne l’ont pas trouvé, ils l’ont alors imaginé. C’est l’objet de l’article que je vous propose de découvrir ensemble aujourd’hui.

Plus particulièrement, nous allons nous intéresser au mythe de la Terre creuse.
Depuis la nuit des temps, dans la plupart des civilisations anciennes, les croyances populaires aidées des croyances religieuses, attestent de l’existence de « royaumes souterrains », de peuplades nichées au fin fond de la Terre, de passages souterrains mystérieux permettant d’atteindre les entrailles de notre planète. Peut-on y croire ? Aujourd’hui, l’évolution des connaissances scientifiques au cours des derniers siècles nous l’interdit. Et pourtant ! Certains y croient encore, ou veulent y croire ! Les auteurs de science-fiction bien évidemment, quelques théoriciens légèrement illuminés, quelques explorateurs fous.

C’est à MM. Guy Costes et Joseph Altairac que l’on doit la bibliographie la plus récente et la plus complète sur le sujet : LES TERRES CREUSES, bibliographie commentée des mondes souterrains imaginaires. (parue aux édition Encrage, 2006. 1 volume grand in-8 de 799 pages, cartonnage rigide imprimé de l’éditeur, cet ouvrage est encore disponible dans les meilleures librairies).
C’est en discutant un jour de ce sujet avec M. Guy Costes que m’est venue l’idée de m’intéresser à ces théories farfelues. Autant d’utopies scientifiques ou pseudo-scientifiques qui nous étonnent aujourd’hui par leurs concepts le plus souvent hasardés.

Depuis Aristote et Sénèque qui considéraient la Terre comme un être vivant ayant ses propres vaisseaux sanguins ou lymphatiques, idée qui ressurgira au cours des XVIè, XVIIè et XVIIIè siècle ; en passant par la révolution copernicienne, les découvertes de Kepler, Galilée, qui changent la manière de regarder et de comprendre le globe terrestre : celui-ci devient une écorce de terre, de pierres, de métaux, d’eau, …, sous lesquels se cache un grand aimant. Léonard de Vinci parle dans ses carnets de « profondes et larges cavernes dissimulées aux entrailles de la Terre ». Et puis il y a l’énigme des pôles, restée longtemps mystérieuse, inexplorés car inexplorables : certains pensent que la Terre est creuse aux pôles et qu’il y a forcément moyen d’y pénétrer. Il y a aussi la théorie des sphères concentriques d’Edmond Halley (celui de la comète – la Terre serait formée d’un noyau entouré d’une coque qui ne lui est pas solidaire, les deux sphères concentriques tournant à une vitesse légèrement différente, provoquant ainsi les variations du champ magnétique). Séduisant non ? La Terre que l’on connait serait creuse parce qu’elle contient une autre Terre au centre ! D’autres, un peu plus téméraires que les autres imaginent la Terre creuse et éclairée en son centre par un soleil, voire par deux soleils, c’est la théorie attribuée à l’écossais John Leslie (1766-1832). Avec le XIXè puis le XXè siècle, les connaissances scientifiques s’affinant, on arrive à des théories extravagantes pseudo-scientifiques qui feront la joie des scénaristes de films de SF de la fin du XXè siècle.

De là à y imaginer la vie humaine dans ces mondes, il n’y a qu’un pas pour les plus imaginatifs.

Les auteurs de cette somme bibliographique nous décrivent et commentent avec précision et un esprit critique remarquable, plus de 2.200 ouvrages sur le sujet, un véritable défi ! Le moindre roman de SF français, anglais, américain, allemand, etc. a été soigneusement étudié et nous permet de voyager parmi toutes les théories les plus étonnantes.

C’est la découverte et la lecture d’un de ces ouvrages référencé qui m’a amené à approfondir le sujet : Voyage au centre de la Terre ou Aventures de quelques naufragés, dans des pays inconnus ; traduit de l’anglais par M. J. Saint-Albin (pseudo de Collin de Plancy). Tel est le titre de cet ouvrage.
Composé de 3 tomes in-12 d’un peu plus de 200 pages chaque, ce volume est édité à Paris chez Collin de Plancy et Cie (à l’époque imprimeur), rue Montmartre et chez Rapilly, libraire, boulevard Montmartre. Il porte la date de 1823. Chaque volume sort de l’imprimerie de David, rue du Pot de fer à Paris. L’ouvrage est orné de 6 gravures à l’eau-forte non signées. Notre exemplaire porte le tampon de la bibliothèque de Marcel Bekus.
Collin de Plancy ? Cela ne vous dit-il rien ? Oui, bien sûr, c’est lui ! L’auteur bien connu du Dictionnaire infernal (1818-1863). Farouche anticlérical dans la première partie de sa vie, il publie des ouvrages audacieux voire hérétiques aux yeux du catholique convaincu qu’il devient ensuite et qu’il restera jusqu’à la fin de ses jours. Né en 1794, anticlérical jusqu’en 1837, il mène une vie dévote jusqu’à sa mort en 1881. On pourrait presque penser que Collin de Plancy a vécu trop longtemps pour être cohérent avec lui-même (c’est un simple avis personnel totalement subjectif).
La curiosité m’a poussé à faire quelques recherches sur cet ouvrage « fort peu lu » comme l’annonce Costes et Altairac dans la notice qui lui est consacrée. Ce serait trop long de vous résumer ce livre alors je vais me contenter de vous en citer quelques passages significatifs :



Le personnage principal, dénommé Clairancy s’exprime ainsi à ses compagnons d’aventure lors de leur arrivée dans cette terre intérieure : « Un savant physicien a prétendu, au commencement du dix-huitième siècle, que la Terre qui vient de nous perdre ne pouvait être compacte, puisqu’ayant trois mille lieues de diamètre, il y en aurait au moins deux mille neuf cent d’inutiles. En conséquence, il supposait dans l’intérieur du globe terrestre, un noyau métallique qui en réglait les mouvements. Ce système, que l’on rejeta alors comme un paradoxe, notre aventure en prouve la réalité. Voilà donc ce que je présume : la Terre, dont les hommes habitent la surface, qui a neuf mille lieues de circonférence n’a que cinquante ou cent lieues d’épaisseur dans1 toutes ses parties. Son intérieur est vide, et lui donne au centre la forme d’un globe ; au milieu de ce globe est un noyau ou une autre planète plus petite, et ce noyau est d’aimant ; nous en sommes convaincus par la nécessité où nous venons d’être réduits d’abandonner tout le fer que nous portions avec nous (…) ce qui nous embarrasse le plus, c’est de voir le ciel, quand nous avons de toutes parts la terre au dessus de nos têtes. Mais il se peut que le globe terrestre, opaque et sombre dans sa superficie, soit lumineux dans ses parties inférieures, ou plutôt l’air qui nous environne nous cache la véritable nuance de ce demi-globe qui est au dessus de nous. Quant à la lumière que nous recevons ici, je pense qu’elle nous est communiquée par ces mêmes vapeurs magnétiques, qui, traversant les deux pôles, s’élèvent à une hauteur infinie, réfléchissent les rayons du soleil, font les aurores boréales, et sont peut-être aussi l’axe de la Terre (…) c’est encore à ces vapeurs magnétiques qu’on doit attribuer la direction constante vers les pôles, de l’aiguille aimanté (…) »

C’est Collin de Plancy qui en est l’auteur. Notre exemplaire porte la date de 1823 mais cet ouvrage date de 1821, de simples titres de relais ont été substitués aux premiers pour une remise en vente en 1823. Sans doute l’ouvrage n’a pas bien été vendu lors de la première diffusion.

Voici la description succincte de ce monde souterrain extraordinaire : Monde souterrain et ses 46 états dont Albur et ses 415 villes avec bien sûr une ouverture vers le Pôle nord. Les habitants sont végétariens, la faune, sauf exception, ne dépasse pas la taille de quinze centimètres. Deux de ses peuplades ont, une la peau jaune, l’autre la peau verdâtre…

Michel Meurger, dans sa notice pour la bibliographie de MM. Costes et Altairac, conclut : « Ce roman vaut plus par sa date de parution que par sa thématique, assez pâle. On est assez loin de l’imaginaire vernien. !»

Cet ouvrage porte le n° 56 de la bibliographie des Mondes souterrains imaginaires citée plus haut.

C’est sous le n°95 de la même bibliographie que l’on trouvera le Voyage au centre de la Terre (1864) de Jules Verne. Que penser ? L’étude de Daniel-Henri Pagneaux « Voyages aux sources du Voyage au centre de la Terre » ne fait état d’aucun modèle romanesque antérieur susceptible d’avoir influencé Jules Verne. Jules Verne se documentait pourtant beaucoup. A-t-il ignoré cet ouvrage ? L’a-t-il seulement lu ? S’en est-il inspiré ? Laissons là donc une comparaison qui semble s’arrêter au titre de l’ouvrage. C’est intéressant à noter tout de même qu’un ouvrage porte un titre identique près de 40 ans auparavant, sur un sujet semblable, même s’il est traité différemment.
Une petite anecdote pour finir. Le saviez-vous ?

Certains chercheurs excentriques écumeraient régulièrement tous les documents en possession de la BNF concernant Jules Verne, l’Islande, le Sneffels et la vulcanologie. Ils seraient en effet persuadés que, derrière le roman de Jules Verne, se cacherait une histoire vraie, et chercheraient toujours et encore l’entrée de la Terre creuse…

Bibliophiliquement parlant, on sait l’engouement pour les Voyages extraordinaires de Jules Verne, et le Voyage au Centre de la Terre ne fait pas exception à la règle. L’ouvrage de Collin de Plancy, quant à lui, est beaucoup plus rare, mais évidemment beaucoup moins recherché des amateurs… il faut dire que cet ouvrage n’est guère connu que des spécialistes du genre…

Les utopies sont très recherchées en bibliophilie. C’est un pan entier de l’histoire des idées, de l’histoire des sciences qui est à explorer. Bonne lecture à tous !
Amitiés bibliophiliques, Bertrand

H

15 Commentaires

  1. Merci Eric de me rappeler les expériences de Bessel en 1838. C'est lui qui confirme par l'expérience les théories galliléennes.
    Ouf on peut éteindre le bucher !

  2. Merci pour ce billet,

    Marin Mersenne m'impressionne toujours plus , il était à la pointe des sciences et traduisait et enrichissait les bons textes. Heureuse époque ou le plus célèbre des musicologues du XVIIe à qui l'on doit le traité d'harmonie universelle,(les précisions sur l'organologie de son traité ont permis la reconstitution d'instruments disparus ) dialoguait avec les plus grands scientifiques et philosophes…Nous avons maintenant des visions bien plus pointues mais dans des champs bien moins vastes…

    Daniel B.

  3. On peut très bien décider que la terre est immobile. dans ce cas les trajectoires des planètes du soleil autres que le terre sont compliquées, avec des boucles, ce qui fait que par rapport à la terre une planète semble quelquefois reculer… Ne parlons pas des comètes dont la trajectoire devient inexplicable. Si on imagine le soleil "fixe" , les planètes tournent toutes sur des ellipses, dans le même sens. La terre tourne à la vitesse de 30 km par seconde! Le système héliocentrique est le meilleur pour l'étude du mouvement des planètes. Bien sûr le soleil fait partie des milliards d'étoiles du tourbillon de la voie lactée et il tourne dans ce tourbillon!!
    ce qui est "gênant" c'est qu'une église impose sa vérité. Le problème reste actuel avec évolutionnistes et créationnistes par exemple. Inutile de polémiquer.

    Pour Éric: le deuxième ouvrage de Galilée est en français.

  4. Bernard et Eric font assaut d'érudition pour nous parler de Galilée.
    Moi, c'est la vie de Galilée par Brecht au Théâtre de la Colline, il y a fort longtemps, qui m'avait marqué. La nuit est claire… dit Galilée pour clore la pièce.

    Bon, la terre tourne peut-être autour du soleil, mais je dis qu'elle ne tourne pas très rond, quand même !
    T

  5. Merci Bernard pour votre intéressante présentation de ces beaux livres

    Thérèse, ravie de se savoir "terre-mouvante" 😉 … j'ignorais ce mot magnifique !

  6. J'imagine qu'il y a autant, sinon plus, de plaisir à lire un traité anti-galiléen que la méchanique expliquée de Galilée. C'est que l'obscurantisme, la mauvaise foi ou l'erreur d'analyse sont plus amusants à étudier quand on connait la vérité a postériori. Bravo pour ce billet limpide. Pierre

  7. C'est facile de se moquer des pauvres dominicains aristotéliciens du haut de notre XXIème siècle, mais qui saurait dans la docte audience de ce blog nous démontrer que c'est la terre qui tourne autour du soleil ? 😉
    Intéressant billet comme toujours bernard.

    sebV, terre-mouvant de conviction

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