Pourquoi dépenser des sommes fabuleuses pour aller sur la lune ?Déjà au XIXe siècle on réalisait des photographies époustouflantes de la surface lunaire – photo 1, extraite de l’ouvrage de Camille Flammarion, « Les Terres du Ciel », édition 1877 (photo 3). En fait on pourrait presque dire qu’il s’agit d’un canular. En partant d’une carte dessinée de la lune, l’astronome Nasmyth reproduisit des régions lunaires en relief sur des maquettes en plâtre. En photographiant ces maquettes, il obtint des images extraordinaires de précision plus vraies que les vraies photos. Aujourd’hui, on dirait qu’il s’agit de « faux », d’autant que le relief lunaire était très exagéré.Par contre la photo 2 montre bien une photographie réelle de la lune prise au télescope.Il ne s’agit pas de photographies argentiques mais de tirages réalisés par le procédé photo-mécanique de la Photoglyptie ou Woodburytypie, la mention Goupil en est du reste la preuve. La qualité de ce procédé, aujourd’hui abandonné, est telle qu’on peut facilement prendre les tirages pour des photos classiques.Ces ouvrages comportant des « Photos collées » sont très appréciés par les amateurs à la fois bibliophiles et photophiles. RenéH
La lettre du bibliophile
Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
J’ai assisté jeudi, à l’Observatoire de Paris, à une journée consacrée à Dortous de Mairan. Cela m’a donné l’idée de ce petit billet pour le blog. Portrait gravé dessiné par Charles Nicolas Cochin fils (1715-1790) en 1768 et gravé par Simon-Charles Miger (1726-1838). Jean-Jacques Dortous de Mairan (1678-1771), physicien, mathématicien et littérateur, est élu membre de l’Académie des sciences en 1718. Il devient, après Fontenelle, secrétaire perpétuel de cette compagnie en 1740. Aujourd’hui oublié, il a pourtant été incontournable dans la première moitié du 18e siècle. Il a obtenu trois fois le prix de l’Académie de Bordeaux en 1715, 1716 et 1717. Je vous ai parlé de ces trois dissertations dans un billet précédent. Je vous présente quelques autres ouvrages de ce physicien. DISSERTATION SUR L’ESTIMATION ET LA MESURE DES FORCES MOTRICES DES CORPS.Paris. 1728. EO.1 volume in-4 ; portrait, 50 pp. Cette Dissertation est extraite des Mémoires de Mathématique et de Physique tirés des registres de l’Académie Royale des Sciences de l’année 1728. Dans ce mémoire fondamental, de Mairan s’oppose aux Principes des Forces Vives de Leibniz. Cette dissertation est à l’origine d’une controverse avec la Marquise du Châtelet. Le portrait est du au graveur Pierre-Charles Ingouf (1746-1800) d’après le tableau de Louis Tocque, (1696-1772). LETTRE… À MADAME… (MARQUISE DU CHATELET) SUR LA QUESTION DES FORCES VIVES… DISSERTATION SUR L’ESTIMATION ET LA MESURE DES FORCES MOTRICES DES CORPS. NOUVELLE RÉFUTATION DE L’HYPOTHÈSE DES FORCES VIVES.Paris, Ch. A. Jombert. 1741.1 volume in-12 ; (2), 52, IV pp, pp 5 à 107 – IX, (2) pp, pp 12 à 145, (1) p, 1 pl. Ce volume regoupe trois textes. Le premier traite de la controverse sur la «force vive» en réponse aux Institutions de Physique de la Marquise du Châtelet qui critiquait la dissertation de Mairan parue en 1728. Le second est la réédition de cette dissertation. Le troisième est dû à l’abbé Deidier (1696-1746), docteur en médecine, ami de Mairan; il est extrait de sa Mécanique. Dans une lettre à Maupertuis datée du 26 juin 1741, la marquise du Châtelet écrit: «Avez-vous lu une brochure sur les forces vives qui a paru le même jour que la lettre de Mairan? Ce sont ses troupes auxiliaires, car il en a pris. Cela est d’un abbé Deidier; le livre est moitié contre M. de Bernouilli, et moitié contre moi. Il n’y a qu’un Deidier qui puisse faire un tel assemblage, et je crois que M. de Bernouilli en sera un peu choqué: car, comme vous voyez, je me fais justice; c’est une pièce curieuse que cette brochure.» En 1744, dans sa Courte réponse aux longs discours d’un docteur allemand, Voltaire écrit: «Quant à la dispute sur la mesure de la force des corps en mouvement, il me paraît que ce n’est qu’une dispute de mots; et je suis fâché qu’il y en ait de telles en mathématiques. Que l’on exprime comme l’on voudra la force, par mv, ou par mv2, rien ne changera dans la mécanique: il faudra toujours la même quantité de chevaux pour tirer les fardeaux, la même charge de poudre pour les canons; et cette querelle est le scandale de la géométrie.» La Marquise a répondu à Mairan dans Réponse de Madame la Marquise du Chastelet à la lettre que M. de Mairan secrétaire perpétuel de l’Académie Royale des Sciences, lui a écrite, le 18 février 1741, sur la question des forces vives. [ Brussels, Foppens, 1741, 37 pp] DISSERTATION SUR LA GLACE.Paris, Imprimerie Royale. 1749.1 volume in-12 ; frontispice, XXIX, (10), 384, XX pp, 5 pl. Cette édition est un développement de la dissertation qui fut couronnée par l’Académie de Bordeaux en 1716. Elle est en particulier augmentée d’une longue préface que l’auteur avait lue à la séance de l’Académie des Sciences le 13 novembre 1748. TRAITÉ PHYSIQUE ET HISTORIQUE DE L’AURORE BORÉALE.Paris, Imprimerie Royale. 1754. 2ème édition.1 volume in-4 ; (12), 570, XXII pp, 17 pl. Une grande aurore boréale fut observée en France le 19 Octobre 1726. Devant l’effroi provoqué l’Académie Royale demanda à J.J. Dortous de Mairan d’expliquer le phénomène. Mairan eut, le premier, l’intuition remarquable de l’existence du vent solaire en mettant en évidence une relation entre certains phénomènes solaires (intensité de la lumière zodiacale et taches solaires) et l’apparition d’aurores. Il en conclut que les aurores étaient produites par l’apport de matière solaire dans les hautes couches de l’atmosphère. Cette nouvelle édition est considérablement augmentée par rapport à la première parue en 1733, l’auteur ayant ajouté les nouvelles observations recueillies depuis cette date, qui occupent les pages 299 à 570. Mairan décrit la plus grande aurore boréale jusqu’alors observée en France, celle du 19 octobre 1726, celle de Montpellier en décembre 1727, et celle de la fin 1750 visible dans tout l’Europe. Pour finir un petit billet signé de Dortous de Mairan. Merci Bernard,H
Amis Bibliophiles bonjour,Bernard vous propose un nouveau chapitre de son oeuvre, Bibliophilie et Sciences:Nicolas Hartsoeker (1656-1725), astronome, géomètre et physicien hollandais, s’établit en France entre 1678 et 1696. Il se lie à Paris avec Huygens, […]
Amis Bibliophiles bonjour, Pierre Sylvain Régis est né en 1632, dans le comté d’Agénois. Après de brillantes études à Cahors, chez les Jésuites, il vient étudier la théologie à Paris. Il y suit les conférences publiques […]
Amis Bibliophiles bonsoir, Deux chimistes de premier plan, l’anglais Priestley et le français Lavoisier, se sont confrontés lors de la révolution chimique de la fin du XVIIIème. Le premier découvre l’oxygène de l’air et le […]
Vaste programme, Pierre, je ne sais pas si je suis vraiment qualifié pour le mener à bien. Il y a certainement des lecteurs du Blog plus aptes que moi à composer quelque chose de cohérent, ou à nous indiquer des sites Internet utiles.
Je me perds dans tous ces procédés de photographie, René, d'autant que les résultats sont souvent identiques. Il faudra, un jour, nous expliquer tout ça par écrit ;-)) Pierre
Trois chroniques par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d’archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Cookie Consent
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience du site et améliorer votre expérience de lecture. En continuant à naviguer, vous acceptez ces cookies. Vous pouvez à tout moment ajuster vos préférences.
ID used to identify users for 24 hours after last activity
24 hours
_gat
Used to monitor number of Google Analytics server requests when using Google Tag Manager
1 minute
_gac_
Contains information related to marketing campaigns of the user. These are shared with Google AdWords / Google Ads when the Google Ads and Google Analytics accounts are linked together.
90 days
__utma
ID used to identify users and sessions
2 years after last activity
__utmt
Used to monitor number of Google Analytics server requests
10 minutes
__utmb
Used to distinguish new sessions and visits. This cookie is set when the GA.js javascript library is loaded and there is no existing __utmb cookie. The cookie is updated every time data is sent to the Google Analytics server.
30 minutes after last activity
__utmc
Used only with old Urchin versions of Google Analytics and not with GA.js. Was used to distinguish between new sessions and visits at the end of a session.
End of session (browser)
__utmz
Contains information about the traffic source or campaign that directed user to the website. The cookie is set when the GA.js javascript is loaded and updated when data is sent to the Google Anaytics server
6 months after last activity
__utmv
Contains custom information set by the web developer via the _setCustomVar method in Google Analytics. This cookie is updated every time new data is sent to the Google Analytics server.
2 years after last activity
__utmx
Used to determine whether a user is included in an A / B or Multivariate test.
18 months
_ga
ID used to identify users
2 years
_gali
Used by Google Analytics to determine which links on a page are being clicked
Merci, chers amis !
Pierre
Merci à Rhemus pour la suggestion, je me suis un peu promené dans le site "http://www.culture.gouv.fr/GOUPIL/FILES/" et spécialement parmi les procédés de reproduction des images "http://www.culture.gouv.fr/GOUPIL/FILES/PROCEDES_DE_REPRO.html"
Je pense que Pierre sera comblé, c'est un beau survol des techniques de gravure, de photographie et de photomécanique.
René
Voir le musée Goupil, à Bordeaux je crois.
Vaste programme, Pierre, je ne sais pas si je suis vraiment qualifié pour le mener à bien. Il y a certainement des lecteurs du Blog plus aptes que moi à composer quelque chose de cohérent, ou à nous indiquer des sites Internet utiles.
René
Je me perds dans tous ces procédés de photographie, René, d'autant que les résultats sont souvent identiques. Il faudra, un jour, nous expliquer tout ça par écrit ;-)) Pierre